jeudi 27 mars 2014

Dear ass, please don't wait to be kicked

Voilà, comme d'habitude, alors que je trimballe dans ma boîte crânienne deux ou trois posts en passe d'être mûrs, en voilà un qui déboule de nulle part, grille la priorité à tous, s'impose et me force à saisir mon pc alors que j'ai tant d'autres choses à faire... Fatiguant. Mais signifiant. 

Or doncques, l'insight d'il y a 15 minutes, alors que je mangeais ma soupe à la tomate, c'est le rapprochement inattendu, dans mon petit cerveau avide et non vide, de deux petites aventures récentes: 

-il y a quelques semaines, la tutrice de mon aînée, que nous voyons une fois par semaine depuis 2 ans autour du sacro-chiant CNED, et que nous aimons beaucoup, me dit à la fin du cours qu'elle et son fils de 3 ans doivent rendre leur location et recherchent donc un nouveau logement. Si jamais j'entends parler de quelque chose... Et d'ajouter le loyer max, bon, je le savais déjà mais quel bol on a d'être autant à l'aise, nous autres... Ni une ni deux je saisis l'occasion pour lui dire que ça fait des semaines que je veux augmenter le prix de notre cours avec elle et que hop, ça y est, je le fais. La voilà qui se confond en excuses, nan mais c'est pas du tout ce que je voulais dire, et moi qui me confonds en hochements de tête, nan mais j'ai bien compris que ce n'est pas du tout ce que tu voulais dire mais il se trouve que moi c'est ce que je voulais faire depuis des lustres et que malheureusement, couarde que je suis, j'ai besoin de ce que tu viens de me dire pour passer à l'action, passke je suis nulle, en fait. 

(Nan, en fait j'ai pas dit le dernier bout, passke je pratique la self-compassion à mort et que j'essaie de ne pas trop me donner un hard time quand je suis médiocrement moyenne, et aussi que je constate que ma vie est mieux quand je demande à Chuisnulle de fermer sa grande g...)

-deuxième mini-aventure, aujourd'hui, juste avant la soupe, j'écris un mail à la paroisse indiquant que nous sommes prêts à donner un peu de notre personne et de notre temps le dimanche matin pendant la messe, pour être avec les petizenfants aimablement retirés des pattes de leurs géniteurs venus chercher à l'église, au mieux un moment de prière et de conversation avec Qui-vous-savez, au médiocrement-moyen-mais-on-ne-se-donne-pas-un-hard-time, juste un moment de calme, passk'ils l'ont bien mérité, et que c'est dimanche tout de même, on a le droit et le devoir de souffler. Or doncques (j'adore or doncques comme locution, je kiffe trop), cela semble normal qu'on s'implique un peu vu que, lorsqu'on va à la messe, nos enfants constituent à eux tous un bon quart du contingent. Voui, sauf que nous, on a attendu qu'il y ait un vrai SOS dans le dernier bulletin paroissial (qu'on ne lit pas, mais une copine oui, et elle m'en a parlé hier), indiquant que faute de nouveaux volontaires, ce petit luxe allait bientôt disparaître de l'offre dominicale...


Bon. Vous m'avez comprise. Du moins je l'espère, car dans ce post je me mets minable, ça a intérêt à servir à quelque chose, hein.

Pourquoi attendons-nous le coup de pied au derrière pour faire cette petite chose à laquelle nous pensons depuis des années, la petite différence qui fait du bien, à soi et autour? Pourquoi? 

Vous m'aviez comprise. Je ressens néanmoins le besoin de vous surprendre, et donc j'ajouterais ceci: 
A qui allez-vous administrer, consciemment ou pas, le prochain coup de pied au c...??
Ils vous remercient déjà, I am sure of it





PS 1: Récemment je faisais une session découverte de coaching avec une cliente potentielle, et je lui pose la traditionnelle question "What do you expect from our relationship, how should I design it to meet your needs? " "Well, she goes, I basically want you to kick my ass and don't allow me to drop the ball, you know." Okay, I know what you mean, babe, and I will do just as you want me to ;))

PS 2: Ce n'était pas la journée mondiale contre la procrastination récemment?

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