mardi 30 décembre 2014

Thoughts for food / Idées repas sympas

En cette période d'agapes mondialisées

et étant dans l'incapacité de pondre, pour le moment, de brillantes réflexions sur la beauté de la vie comme à mon habitude cultivée ici,

je me permets de vous présenter, juste pour rire un peu, un florilège doux-amer des dernières aventures culinaires que nous avons vécues dans ce pays cher à nos ventres:

* Il y a peu au restaurant, le sandwich et la soupe commandés étant longs à venir, le chef se déplace et implore notre pardon. Magnanimes, nous nous apprêtons à le lui accorder. Mais pour nous agréer plus encore, le voilà qui nous fourgue deux gros cookies bien dégueus, pour patienter. En entrée quoi. Avec les compliments du chef.

Comprends pas.



*Dans mon frigo, incognito, ce pot de yaourt, fait avec du lait de vaches non traitées aux hormones qui fichent la mort, note de bas de page, en fait la FDA assure qu'il n'y a pas de différence significative entre le lait de vaches traitées aux hormones qui foutent la mort et le lait de vaches traitées juste aux hormones, ah ouf; note de note de bas de page, en fait il n'y a aucun test qui permette de distinguer le lait aux hormones qui foutent la mort du lait qu'on doit donner à nos enfants. En fait. Ah. 

On rentre? 




*Petite fête de Halloween à l'école, niveau Kindergarten (3ème maternelle-CP): créativité et élégance. Commentaire de la maman artiste (à qui, sans blague, je tire mon chapeau): "A cet âge, ils adorent ça, non?". True. Ils adorent manger leurs crottes de nez aussi. J'y penserai l'année prochaine.



*Et enfin, encore des surprises alors que cela fait presque 6 ans que nous sommes ici: 
-For the baby we will have a Mac and Cheese please. 
-Ok, with fries as a side? 
-...

 Des nouilles aux frites ou des frites aux nouilles? C'est vous qui voyez.


Bon appétit!!

mercredi 15 octobre 2014

Plus on est de fous, plus on prie / The more, the prayer

Aujourd'hui, c'est la Saint Glinglin.
Vous ne saviez pas? Maintenant vous savez. 

Comme toutes les Saint Glinglin, j'ai décidé aujourd'hui de remplacer ma petite méditation quotidienne laique, vipassana, yogique, comme vous voudrez, par une méditation chrétienne. J'ai donc pris l'exemplaire de l'Evangile qui prend la poussière depuis 20 ans sur ma table de nuit, je l'ai ouvert au hasard (je crois au hasard) et je suis tombée sur un texte qui m'a profondément horripilé, comme souvent. Et zut, encore raté. 
Comme je suis bonne joueuse et que je recule rarement devant une bonne prise de tête, j'ai gobé Jean 17, 1-26, rien compris, relu Jean 17, 1-8 pour donner une seconde chance au produit. Pas mieux. Jésus, avant son arrestation, prie pour ses disciples, ie ceux que Dieu lui a confiés, ceux qui ont cru qu'Il était son Fils. "Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as confiés, car ils T'appartiennent". Pfff... Soupir. Toujours le même caillou dans ma chaussure, les happy few, naaaannn. Je n'y arrive pas.

J'étais pourtant pleine de bonnes intentions, ouverte à une petite visite à la foi que je connais le mieux, dispo pour un petit insight chrétien. J'ai l'impression que ce n'est pas pour aujourd'hui. Je referme le Livre en maugréant et me retourne vers le plus simple, pour moi: prendre un moment de calme, me concentrer sur ma respiration comme ancre, laisser les mille et une pensées de ma vie quotidienne, excitées par cette opportunité de venir danser la samba sur le Youtube de mon ciboulot, affleurer, attacher un moment, puis passer; les bons jours, arriver graduellement, par ce chemin rocailleux, à un vrai espace de paix intérieure qui pourrait bien être habité par quelqu'un d'autre que moi.

Une phrase du texte lu revient, malgré moi, elle m'intéresse. Ceux que tu m'as confiés... Qui m'a été confié, à moi? mes 4 cocos, of course. Je m'amuse à voir leurs têtes, l'une après l'autre, et re. C'est bon. J'ai envie de prier (mais qui? oh et puis on s'en fout, allez) pour eux. 4. Et puis la tête de mon Jules s'impose sur l'écran, mais oui c'est vrai ça, lui aussi m'a été confié en quelque sorte. May you be happy, may you be well, may you be loved, my love. 

Et puis je ne sais pas pourquoi, la tête de mon coach! Tain... Qu'est-ce que...??? Je vais quand même pas??... et puis ça continue, mes voisins, mes copains, mes profs, mes clients... Et si ceux qui m'étaient confiés étaient tous ceux que ma vie touche, de près ou de loin? It's weiiiiird! But hey, I think I like it actually! 

***

Qui devenez-vous si vous considérez la prochaine personne que vous allez rencontrer comme vous étant confiée? Qui voulez-vous être, pour/avec elle? Who are you becoming with this perspective? 

***

Je vous dis que je crois au hasard. 

Cher Saint Glinglin, merci pour ce petit breakthrough délicieux. 


lundi 29 septembre 2014

A vos virements/Pay pals!

Un tout petit toc toc hier soir, la nuit déjà tombée. Bizarre, d'habitude le porte à porte, témoins de Jéhovah ou autre, c'est plutôt de jour... En ouvrant, voilà ce sur quoi on est tombés: 



7 superbes libellules scintillantes, plantées sur notre petit carré de pelouse (fait soif, oui je sais, mais c'est la sécheresse, on est aware et non négligents!) côté rue, et personne pour revendiquer ce cadeau, rien, juste le silence, l'étonnement, et une grosse envie de croire au Père Noël. 

Je suis tellement habituée à être surprise ici que je me suis dit que c'était encore un de ces actes totalement gratuits, comme ces graffitis qu'on trouve parfois sur le trottoir, you are beautiful, you are loved, ou ces petits billets doux d'inconnu à inconnu, souvenez-vous, ou la voiture de devant qui vous paie votre péage, ou le panier de fruits du jardin laissé sur le trottoir, juste comme ça, pour exercer le muscle du don, du détachement, de la chaîne ouverte dont on se revendique maillon. 

Eh bien, non, cette fois, c'est un peu différent, c'est un autre groupe de muscle qui est targeté, celui, très bodybuildé ici aux USA, du fundraising. 

Contexte, expliqué le plus simplement du monde dans un court courrier déposé sur nos marches: à l'hôpital de Stanford, récemment, une petite fille de 6 ans qui s'appelait Jennifer est décédée d'un cancer du cerveau qui n'a aucune cure. A partir du diagnostic, l'espérance de vie est de 9 mois, Jennifer a tenu 3. Boom. Sa famille, amputée, saignante, écrabouillie de douleur, depuis le fond du fond, ne me demandez pas comment ils ont pu, a lancé cette ronde des libellules qui marche du tonnerre, vous vous retrouvez avec les libellules devant chez vous, vous pouvez décider chez qui elles iront se poser le lendemain, vous pouvez donner de l'argent qui ira 100 % à un fond dédié à la recherche en oncologie pédiatrique.
Quelques stats données sur le flyer donnent une idée de l'urgence:  moins d'1% des fonds récoltés par l'American Cancer Society va à la recherche sur le cancer des enfants, pourtant première cause de mortalité infantile par maladie. Pas assez profitable. Donc on n'y connaît rien, au cancer des enfants, on encaisse, c'est tout. L'initiative lancée par cette famille s'appelle Unravel: démêler, dénouer. Braquer le faisceau de la recherche sur la confusion infernale et commencer à bosser dur.  


Pour tirer sur ce fil et participer au dénouage de ce noeud de vipères:
https://salsa4.salsalabs.com/o/51169/donate_page/donate

Pour tirer sur un autre fil, plus près de chez vous, google. Now. Clic.

PS: Durant notre séjour ici, nous avons par hasard eu la joie de connaître et devenir amis avec une poignée de pédiâtres cancérologues, par ailleurs papas gâteaux et francs rigoleurs, qui dédient leurs journées entières, ici et en France, à faire avancer la science pour guérir les gnomes. Ce billet est aussi une manière de leur rendre hommage et de leur dire combien nous leur sommes reconnaissants. 
Go for it boys. We all are, but you of all people are changing the world. 

jeudi 25 septembre 2014

Servez-vous/Help yourself

Le matin, ces jours-ci, mon bébé a tellement faim qu'il commence par refuser le biberon qu'on lui tend, pour pouvoir continuer à pleurer. Il faut quasiment le lui introduire de force dans le bec. Ensuite évidemment, c'est l'amour, la paix, le rassasiement et ... le silence. 



Et nous? Qu'est-ce qu'on refuse d'accepter alors qu'on en meurt d'envie? que c'est juste ce dont on a besoin? que c'est juste là, en plus, pile poil sous nos yeux? une pause, un compliment, un cours, un encas, un kleenex, de l'aide??? un coup de pied au c...?

lundi 9 juin 2014

Be your own bee

Tout le monde parle du sel de la vie.

Mouais. Il y a un livre pas mal, de Françoise Héritier, qui s'appelle comme ça. Un livre à psalmodier presque.

Et le sucre alors? Moi j'aime le sucre de la vie. Et le gras, et le jus. Et le miel aussi.
Quand je serai grande j'écrirai peut-être un bouquin qui s'appellera comme ça, le sucre de la vie.


mardi 3 juin 2014

Decide to be grateful

Aujourd'hui je reçois un gentil mail d'une de mes clientes, colombienne vivant en France.

"Te estoy muy agradecida" m'écrit-elle.

Et moi donc, by the way. A cette cliente-là, pour accepter sa grandeur et en faire usage pour impacter son monde. A tous mes autres clients, pour leur travail, leurs pas de géant, leur feed back qui me transporte littéralement de joie. A la vie, d'avoir oeuvré pour que je trouve ce boulot tellement riche de sens. Au Grand Manitou pour tout organiser, sans doute.

Mais dans ce premier témoignage de gratitude en espagnol, ce qui m'attire c'est le mot. Je ne parle pas espagnol, pas très bien du moins, mais ce que je vois c'est le decida. Je me fiche de savoir si c'est une racine en soi, en fait je ne pense pas, cela doit être grade-, comme dans gracias. Je m'en fiche, je vous dis.

Je décide d'être grateful.


mercredi 21 mai 2014

Lost and found

L'autre jour j'ai perdu une toute petite boucle d'oreille dans le jardin. Mince. Je l'avais physiquement sentie glisser, je l'aurais juré du moins. On a cherché, en vain, dans l'herbe, un bon quart d'heure. Nada. Zut.

Dans la même après-midi je l'ai retrouvée en changeant mon fils, somewhere dans sa turbulette. N'importe naouak.

How much of your problem is true? how much of the solution is somewhere else than what you are fixated on?

Ca me fait penser à l'énigme des 9 points.. horrible ce truc, évidemment je n'ai jamais trouvé. Allez, j'ai d'autres qualités, m'enfin quand même, c'est frustrant. En même temps je mets mes clients à l'aise direct quand je leur propose l'exercice... Vous aussi, sentez-vous à l'aise... Commentez si le coeur vous en dit!

Cheers!
Reliez les 9 points par 4 lignes droites max, sans lever la pointe du stylo;))



mardi 20 mai 2014

Big writing

Oulala... c'était long. Je ne sais pas trop ce qui s'est passé. J'essaie de revenir. J'aime écrire ici.

***

Avec Aragon qui m'ôte les mots de la bouche, sur l'un de mes sujets de prédilection:

"Le docteur regarda Aurélien. Aurélien chantait. Decoeur se mordit un peu les lèvres. Pas qu'il eût envie de rire. L'abîme dans les gens. Ce qu'ils sont loin de l'image qu'on en a, ou qu'ils se sont faite."

***

Contexte: Dans un meeting d'Anciens Combattants place Clichy, le docteur, alcoolisé et cocu, triste à mourir, regarde le poilu, vulgaire, hâbleur, suant, ressurgir sans fard dans son compagnon de déprime, Aurélien, grand bourgeois distant parisien balayé par l'amour de Bérénice... et par la guerre, avant.

Conseil: lire ce superbe bouquin: Aurélien

Contentement: extrême, de pouvoir le caser, d'y arriver, et d'aimer toujours autant la littérature, la vraie.


NB: J'ai toujours eu un gros faible pour les années 20 : Je conseille aussi Le bal du comte d'Orgel, Radiguet ou Gatsby le Magnifique, Fitzgerald.

vendredi 4 avril 2014

Clarity

Mon fils, 5 ans, penché sur son papier:

"3 + 2 equals 5. (Pause. Densité). Of course."

Gosh, how they crack me up. 

lundi 31 mars 2014

Let's play: Liebster Award

Pour accroître le lectorat de ce blog, j'ai commencé à m'intéresser à ce qu'on appelle la blogosphère. Qui sont les milliers d'autres individus qui parlent dans l'espace et flirtent avec la célébrité du zéro infini? Je commence à regarder. Et j'avoue, peu de choses retiennent mon attention. Je suis picky. L'avantage, c'est que du coup je peux me mettre dans la peau du mec qui tombe par hasard sur ce blog, le mien, regarde 2 minutes, décide que c'est n'importenaouak et qu'il a mieux à faire, se casse et ne revient jamais. Je le comprends. Je le déplore, mais je le comprends. 
Anyway, aujourd'hui une autre bloggeuse m'a "taggée", c'est à dire qu'elle m'a nommée dans un de ces posts, elle joue à un jeu et me demande de jouer. Ce jeu s'appelle Liebster Award, et, que cela vous plaise ou non, j'ai décidé d'y consacrer le post sur lequel actuellement vous vous usez les yeux. 
Donc il s'agit de répondre à 11 questions posées par la bloggeuse en question et d'en répercuter 11 autres (questions) sur 11 autres (bloggeurs), en attente d'être taggés/nominés et d'ainsi faire un pas vers l'olympe. 
C'est aussi un moyen simple pour moi de filer quelques liens vers des blogs qui m'ont l'air d'apporter quelque chose. Dire que je les suis est un immense mensonge. J'y jette un oeil quand je le peux;)


Or doncques, voici mes réponses aux questions de Catherine, auteur du blog Blabla-Parce que les filles sont des pipelettes, que je remercie au passage de me lire et de m'avoir nominée.

Qui es-tu?
Je suis une être humaine, tout un programme.

Ton bonbon préféré:
Caramel au beurre salé

Est-ce que tu préfères les gaufres ou les crêpes, et avec quoi dessus?
Je préfère les gaufres mais je mange plus souvent des crêpes. Dessus, of course, du Nut ou rien.

As-tu une cheminée chez toi?
Ouaip, une fausse, au gaz. Ca chauffe pas mais ça met une jolie ambiance les jours de pluie.

Habites-tu en ville ou à la campagne?
Un mix. J'habite dans une grande ville, aux States, dans un quartier plein d'arbres et de fleurs. Il y a même des colibris, mon oiseau préféré. Pour moi, native de Parisgris, c'est quasiment la campagne.

Quelle était ta matière préférée à l'école, et est-ce que tu l'aimes encore?
Le français, et oui, je surkiffe encore cette langue et d'autres, l'écriture et la lecture.

Est-ce que tu aimes/sais cuisiner?
Non. Je n'aime pas cuisiner. Avec 4 enfants, c'est un vrai problème.
Oui, je sais cuisiner (à peu près). Avec 4 enfants, c'est une nécessité.

Gel douche ou savon?
Je passe.

Combien de temps passes-tu sur les réseaux sociaux par jour?
Trop. Genre 20 à 30 min. Je m'exaspère. Ca m'exaspère. Pourquoi je le fais du coup?

Est-ce que tu sais faire du vélo en lâchant les deux mains?
Nan. Je suis vraiment nulle en vélo. J'en fais mais j'ai trop peur de me faire écraser à chaque fois.

Est-ce que tu a des orchidées chez toi et est-ce que tu arrives à les faire refleurir?
Alors oui, et oui, pour la première fois en X années, j'en ai une en ce moment qui refleurit. Je pense qu'elle était bionique au départ. Je n'ai rien fait de spécial.


Voilà, mes questions maintenant, à quelques autres que je cite/taggerai en fin de post (la fin, c'est la part la plus importante de ce post, hein, just to be clear).

Et à vous aussi, lecteurs, je pose ces questions, tiens.

1. Quelles est la partie de ton corps que tu apprécies le plus? ou que tu hais le moins, c'est selon. Georgous, va.

2. Est-ce que tu pleures et si oui à quelle fréquence environ?
Sache que ce n'est pas grave, by the way.

3. Si tu devais décrire ton blog/ta page en une phrase, quelle serait-elle?
Moi j'en suis incapable et donc jalouse si tu réponds un truc canon.

4. Es-tu plutôt introverti(e) ou extraverti(e)?
ie: qu'est-ce qui t'énergise: le temps seul ou le temps avec d'autres?

5. Quel est ton credo? En quoi tu crois?

6. Fais-tu du yoga?
Sinon, tu devrais.

7. Aimes-tu les bettraves?
Tu as le droit de passer.

8. Combien serais-tu prêt(e) à payer un tueur à gages pour aller buter ton Chuisnul?
 Préciser la monnaie utilisée

9. Est-ce que tu achètes tout bio?
Organic freak...

10. Comment s'appelle ton/ta meilleur(e) ami(e)?
Initiale possible.

11. Quand as-tu dit "Je t'aime" à quelqu'un pour la dernière fois?
Avant-hier? mais t'es fou ou quoi, t'as sauté un jour???!!!


Et voici mes nominés (taaapis rouge):

Christie pour Maviesansmoi                                          Si vous n'en regardez qu'un, celui-là.

Nora pour Or no more                                                       Poésie, écriture

Alexandra pour Sparkling mothers                                    Bien-être, nutrition, mamantude

Zaza pour Une dinde à New York (back in London)        Délire, mamantude etc...

Emmanuelle pour L'étoffe des songes                                Critique de pièces de théâtre

Christine pour J'arrête de râler                                      Coaching, vidéos du challenge en 2010

Mélanie pour Les créations de mm                          Couture, créa et grosse merde de santé de nana

Emmanuelle pour Emmalife                                           Life, in San Francisco et partout.


et en angliche

Béa pour Zerowastehome                      Une famille de 4 et un bocal à confiture de déchets par an                  

Gabrielle pour Designmom                                            Créa, francophilie, design, mamantude


Kimber pour Be the yoga                                                        Yoga, Love your body


Bonne lecture... Love.

samedi 29 mars 2014

Love is the answer

Par un mercredi un peu duraille, j'ai reçu un gentil message (première ligne) de mon fillot de 5 ans...
Rude.


Ma réponse en deuxième ligne. Tain j'étais trop fière de moi.


Take a deep breath, keep calm. 
Keep firm. 
Keep loving.


Keep resting too, becoz c'est épuisant...

jeudi 27 mars 2014

Dear ass, please don't wait to be kicked

Voilà, comme d'habitude, alors que je trimballe dans ma boîte crânienne deux ou trois posts en passe d'être mûrs, en voilà un qui déboule de nulle part, grille la priorité à tous, s'impose et me force à saisir mon pc alors que j'ai tant d'autres choses à faire... Fatiguant. Mais signifiant. 

Or doncques, l'insight d'il y a 15 minutes, alors que je mangeais ma soupe à la tomate, c'est le rapprochement inattendu, dans mon petit cerveau avide et non vide, de deux petites aventures récentes: 

-il y a quelques semaines, la tutrice de mon aînée, que nous voyons une fois par semaine depuis 2 ans autour du sacro-chiant CNED, et que nous aimons beaucoup, me dit à la fin du cours qu'elle et son fils de 3 ans doivent rendre leur location et recherchent donc un nouveau logement. Si jamais j'entends parler de quelque chose... Et d'ajouter le loyer max, bon, je le savais déjà mais quel bol on a d'être autant à l'aise, nous autres... Ni une ni deux je saisis l'occasion pour lui dire que ça fait des semaines que je veux augmenter le prix de notre cours avec elle et que hop, ça y est, je le fais. La voilà qui se confond en excuses, nan mais c'est pas du tout ce que je voulais dire, et moi qui me confonds en hochements de tête, nan mais j'ai bien compris que ce n'est pas du tout ce que tu voulais dire mais il se trouve que moi c'est ce que je voulais faire depuis des lustres et que malheureusement, couarde que je suis, j'ai besoin de ce que tu viens de me dire pour passer à l'action, passke je suis nulle, en fait. 

(Nan, en fait j'ai pas dit le dernier bout, passke je pratique la self-compassion à mort et que j'essaie de ne pas trop me donner un hard time quand je suis médiocrement moyenne, et aussi que je constate que ma vie est mieux quand je demande à Chuisnulle de fermer sa grande g...)

-deuxième mini-aventure, aujourd'hui, juste avant la soupe, j'écris un mail à la paroisse indiquant que nous sommes prêts à donner un peu de notre personne et de notre temps le dimanche matin pendant la messe, pour être avec les petizenfants aimablement retirés des pattes de leurs géniteurs venus chercher à l'église, au mieux un moment de prière et de conversation avec Qui-vous-savez, au médiocrement-moyen-mais-on-ne-se-donne-pas-un-hard-time, juste un moment de calme, passk'ils l'ont bien mérité, et que c'est dimanche tout de même, on a le droit et le devoir de souffler. Or doncques (j'adore or doncques comme locution, je kiffe trop), cela semble normal qu'on s'implique un peu vu que, lorsqu'on va à la messe, nos enfants constituent à eux tous un bon quart du contingent. Voui, sauf que nous, on a attendu qu'il y ait un vrai SOS dans le dernier bulletin paroissial (qu'on ne lit pas, mais une copine oui, et elle m'en a parlé hier), indiquant que faute de nouveaux volontaires, ce petit luxe allait bientôt disparaître de l'offre dominicale...


Bon. Vous m'avez comprise. Du moins je l'espère, car dans ce post je me mets minable, ça a intérêt à servir à quelque chose, hein.

Pourquoi attendons-nous le coup de pied au derrière pour faire cette petite chose à laquelle nous pensons depuis des années, la petite différence qui fait du bien, à soi et autour? Pourquoi? 

Vous m'aviez comprise. Je ressens néanmoins le besoin de vous surprendre, et donc j'ajouterais ceci: 
A qui allez-vous administrer, consciemment ou pas, le prochain coup de pied au c...??
Ils vous remercient déjà, I am sure of it





PS 1: Récemment je faisais une session découverte de coaching avec une cliente potentielle, et je lui pose la traditionnelle question "What do you expect from our relationship, how should I design it to meet your needs? " "Well, she goes, I basically want you to kick my ass and don't allow me to drop the ball, you know." Okay, I know what you mean, babe, and I will do just as you want me to ;))

PS 2: Ce n'était pas la journée mondiale contre la procrastination récemment?

mardi 25 mars 2014

An elegant invitation


"PIG OUT, THEN BURN IT OFF"

C'est ainsi qu'est formulée l'élégante invitation à l'auction party de l'école élémentaire de notre fille ainée. C'est ze fundraising event of the year, et je ne sais pas pour vous, mais moi j'ai super envie d'y aller. 

Voici quelques tentatives de traduction: 

Bouffez comme des porcs avant de suer votre gras sur la piste de danse. 

ou bien

Baffrez, bande de cochons, puis brûlez votre graisse au son de la samba. 

ou bien encore

Venez vous vautrer dans la boustifaille comme dans une auge et ensuite secouez votre lard on stage. 

Bien sûr on pourrait aussi penser à 

Empiffrez-vous jusqu'au coma (dans le out) puis renaissez de vos cendres tel le phoenix et dansez la carmagnole afin (àfaim, mpffff...) de faire de la place pour la prochaine orgie.

ou bien à

Remplissez-vous jusqu'à ce que vos dents du fond baignent, puis carbonisez-vous les aisselles en gigotant du popotin.

mais aussi à quelque chose de plus concis, dans ce style

Faites le plein de gras puis mettez le feu au dance floor. 

ou de plus imagé, comme cela

Faites-vous péter la sous-ventrière et mettez-en partout ensuite en dansant la gigue!


Ce post est trop facile à illustrer, je le concède.

Dans tous les cas, nous, on ne peut pas, on a piscine ce jour-là. 
Mais bon, tout mauvais esprit mis à part, je ne m'y fais pas, je ne m'y ferai pas, à cette relation spéciale à l'ingurgitation que l'on trouve ici. 

***

D'autres traductions imagées vous viennent à l'esprit??? Partagez!!! 

Mais attention, je vous mets en garde contre les traductions trop rapides qui ne verraient pas le out de la locution verbale To pig out, chère à mon coeur. Privée de son out, nous restons avec to pig, qui signifie en certains contextes mettre bas. Ce qui peut, il est vrai, donner l'occasion d'un autre post peut-être. Si vous êtes sages, ok? 


NB: A l'occasion de cette plongée stomacale et gastrique, j'ai appris une nouveau mot français, tortorer, ie s'empiffrer. C'est toujours bon à se mettre sous la dent. 

jeudi 20 mars 2014

Be the (tiny) change

Cet hiver j'ai suivi un cours online, gratos, pas mal du tout, intitulé Comment transformer une (bonne) résolution en habitude? Le cours commençait en janvier, hein, aux alentours du 2. 

Je me suis dit que j'allais faire un post sur ce cours, même maintenant, mi mars, vu que chez moi c'est vraiment souvent le 2 janvier, en terme de résolutions, de souhaits, de projets d'amélioration et de trucs et astuces à essayer pour avoir une vie encore mieux, et que de ce point de vue-là je ne dois pas être la seule à rester bloquée entre la cuite du 31 et la galette des Rois. 

Full credit donc, pour ce qui suit, à Christine Carter, chercheuse au Greater Good Science Center, le labo de UC Berkeley spécialisé dans l'étude scientifique du bien-être (approche interdisciplinaire mêlant psychologie, sociologie et neurosciences) et dans l'enseignement de pratiques favorisant la résilience, la compassion et le bonheur dans l'individu et la société, en passant par la famille. 

Au Greater Good Science Center, comme dans tout labo qui a compris que l'important, dans un labo de recherche, c'est ce qui en sort, du labo de recherche, on est perpétuellement dans la zone frontière entre recherche et application, ce qui implique ici, vu le sujet d'étude, ie le bien-être (wellbeing), que l'académique et le self-help se fréquentent sainement et assument pleinement leurs relations non incestueuses, pour le plus grand bonheur des divers usagers du GGSC, dont ma pomme. 

Ffff... longuet, cette intro.

Bueno.

Voici donc ce que j'ai retenu dudit cours:

Qu'est ce que c'est qu'une habitude? c'est quelque chose que nous faisons sans même y penser: notre cerveau est en mode automatique. Agir par habitude s'oppose à engager sa volonté ou sa motivation: dans ce dernier cas, on n'est pas du tout en autopilote, on dépense au contraire une grande énergie pour choisir une attitude plutôt qu'une autre. Classiquement et anglichement, "Motivation is what gets you started, Habit is what keeps you going".
L'objet du cours était donc de se motiver pour passer en mode habitude sur une résolution. Okay? C'est pourtant simple.

Comment choisir ze résolution transformable en habitude, parmi toutes celles qu'on a chuchotées, l'alcool aidant, à l'oreille de la branche de gui le soir du 31? La recherche sur l'habitude explose en ce moment, et l'un des gros findings de cette littérature, c'est que the smaller the better. Si vous voulez changer quelque chose, pour de vrai je veux dire, commencez minus, et passez très vite à riquiqui. Le principe de réalité est crucial: n'allez pas vous mettre des objectifs inatteignables, vous ne les atteindrez pas, cqfd. Pour se rassurer, il faut lire aussi la recherche qui décrit les effets collatéraux de tout travail de changement: non seulement l'objectif souhaité se rapproche, mais tout un tas de sujets voisins, plus ou moins connexes, sont mis en branle par le projet initial. Exemple: vous travaillez à supprimer votre cigarette du matin, eh ben vous allez finir par vous passer le fil dentaire, c'est moi qui vous le dis. Ou bien vous bossez votre résolution de tenir votre gratitude journal quotidiennement, eh ben c'est pas idiot d'espérer perdre moins de temps sur Facebook, vous voyez? Donc, en gros, on arrête de se dire que si on commence petit c'est qu'on est nul. Et on commence à se dire que si on commence petit c'est pour réussir et pouvoir ensuite rajouter du petit à du petit, petit à petit. 


Quelle routine allez-vous mettre en place? Si vous ne voulez plus réfléchir à un comportement, en faire un réflexe, vous devez le routiner. Pour cela, Christine et tout un tas de psys pondant sur le sujet de l'habitude nous conseillent de choisir avant tout le stimulus qui va déclencher notre routine, puis de se mettre au marteau piqueur dans le crâne un énoncé du type "Dès que XXX (stimulus), je vaisYYY (routine), puis je ZZZ (récompense)". Pendant crucial (encore, c'est stressant ce post) au stimulus (X), la récompense (Z)... Comment allez-vous remercier votre cerveau en apprentissage d'avoir opté pour le nouveau comportement? Comment allez-vous vous féliciter, vous donner une bonne claque dans le dos, vous goodjober à mort? Hyper important. Il s'agit surtout de créer le désir de recommencer, et de le rendre à terme inconscient. 

Prévoyez tout pour réussir: Quels sont les obstacles à traiter? Quelles sont les conditions, parfois bassement matérielles, à réunir? Qui va vous aider? Comment allez-vous mesurer votre progression ? (cf anglichement et self-helpement, What we measure we improve - so true) Planifiez que vous allez morfler, peut-être même échouer, soyez bienveillants envers vous-même (self-compassion) et remontez en selle, allez hop. Et puis, Ze coaching question qui tue: En quoi ce que vous voulez obtenir ou changer dans vos comportements vous rapproche de votre vous idéal, de qui vous voudriez être? (ohalala... je préfère en anglais, How does your wished habit appeal to your Ideal Self?)

Voilààààà.
Moi je bossais sur "Dès qu'il est 18.30 (X), les enfants s'installent à table pour le dîner. Je m'ASSEOIS avec eux et je mets un timer à 30 minutes (Y). Puis je me récompenserai en constatant avec joie que je n'ai ni pleuré ni gueulé ni crié ni tapé ni facebooké ni multitaské, mais que j'ai tout simplement vécu ce temps, plus ou moins bien, avec mes kiddos (Z)".
Sur les 21 jours* qu'ont duré ce cours/coaching, j'ai totalement senti le shift se préparer puis s'opérer, le moment où mes fesses sont passées en mode assis automatiquement à 18h30. Aujourd'hui à cours + 2,5 mois, j'avoue refaiblir de temps en temps, mais tout ce que j'ai appris, décidé, élucidé autour de cette résolution est encore dans ma tête, et me sert.


***
Quelques références:
-BJ Fogg, un chercheur et entrepreneur de Stanford totalement in en ce moment, sa niche: les tiny habits http://www.bjfogg.com/
-Le Greater Good Science Center, plein de ressources http://greatergood.berkeley.edu/
-Ze book on habit science: The power of habit, de Charles Duhigg, même qu'il existe en french, ici

*21 jours est une durée revendiquée par certains scientifiques comme étant significative en terme de création de nouvelles voies neuronales si l'on répète un comportement consciemment.



mercredi 19 mars 2014

Fulfillment

Ma fille de 8 ans, alors que je sors les billets pour payer la babysitter:

-Mais maman, comment ça se fait que tu n'arrêtes pas de donner de l'argent à des gens alors que personne ne t'en donne, à toi?? 

Mpff... 

*

Et la même, la semaine suivante, au petit déjeuner, le soleil vient de se lever, lalala... 

-Maman, I am in the morning of my life
-Oh oui, c'est joli ça, où as-tu lu ça, qui t'en a parlé? 
-Toi tu es euh... 
-(pleine d'espoir) Au midi de ma vie, eh oui... Mais où as-tu...?
-Non, toi tu es dans l'afternoon de ta vie. 
-Je... Boooon. Et papa? 
Papa, en face, suspend sa tartine et en remet à plus tard les rapides délices:
-Oh papa, il est presque au soir de sa vie. 

Okayyyy. Bonne journée, mes trésors. 







lundi 10 mars 2014

My church is gay friendly

En réunion de parents pour préparer la première communion de nos enfants, j'apprends avec étonnement, intérêt et jubilation que notre curé invite régulièrement tous les gens qui s'y sentent appelés à recevoir la communion le dimanche matin. Oui donc même ceux qui sont divorcés et remariés, d'une autre confession ou gay. 
Tain... 
Après la réunion, je cherche à comprendre: il a le droit de faire ça? Non, technically, il pourrait avoir des soucis, me dit-on, mais il s'en fiche pas mal et est loin d'être seul. Ce n'est ni un secret ni un argument marketing pour la paroisse. Il y a visiblement des sujets sur lesquels l'épiscopat ferme les yeux et les oreilles (ah bon?? ), pour ne pas risquer l'assèchement total des assemblées dominicales à la peine. 

Bah moi ça me motive carrément pour aller à la messe, j'avoue. 

Surtout quand, amusée, la maman qui animait cette réunion me rappelle cette messe de tout début janvier (on devait cuver notre 31...) où le sermon a été dit par une laïque (ça aussi c'est un truc vraiment bien et répandu ici, environ une fois par mois, le prêche est fait par quelqu'un habillé comme vous et moi), une maman gay qui a parlé de sa vie de famille et de la place de l'Amour dans tout ça; et cet autre dimanche (je pense qu'on avait piscine) où le prêtre a lancé à l'assemblée tranquille, paraphrasant le pontife de Rome: "If someone is gay and wants to be with Jesus, who am I to judge?".

J'avais déjà constaté l'ouverture de cette paroisse, la référence fréquente dans les sermons à des travaux scientifiques de psychologues ou sociologues laics, à d'autres courants de spiritualité, au StrengthsFinder (la paroisse offre même un coaching laic et gratuit sur ce test, formulé pour les RH de l'entreprise au départ, qui met en évidence vos talents naturels et vous pousse à les transformer en excellence au service des autres), et même au yoga (il y a eu un petit groupe qui a fait plouf, mais quand même, il y a eu)... J'avais aussi remarqué pas mal de couples à deux mamans sur les bancs de l'église, et ce gars qui donne souvent la communion, sur qui je ferais bien un pronostic mais non, on ne m'y prendra plus, je me suis plantée trop souvent, dans les deux sens en plus. 

Anyway, finalement ça a du bon cette préparation de première communion*, ça permet de revoir les basiques.  


En bonus pour les petits et les grands zenfants, cette vidéo géniale de 6 minutes de la rencontre Jésus-Zachée, le mec dont personne ne veut: http://www.ecole-du-dimanche.fr/pages/jesus-rencontre-zachee-7394629.html

***


mardi 4 mars 2014

Let go

Qui ne s'est jamais lamenté d'être la proie de questions récurrentes, doutes persistants ou idées noires? 
Qui n'a jamais souhaité passer ceinture marron dans l'art de révoquer ses pensées inutiles et corrosives? 
Ceux-là, bienheureux les simples d'esprit, peuvent s'arrêter là, avec nos remerciements, notre jalousie et un coup de pied aux fesses. 
Les autres, mes frères et soeurs de prise de tête, qu'est-ce qu'on attend pour leur montrer la porte, à nos dizaines de pensées limitantes, démodées, stériles? 

Le thème du letting go, le très convoité lâcher prise, est omniprésent dans les discours sur le bien-être. C'est furieusement tendance, je sais. Imaginez un peu que vous tenez votre Chuis nul par la peau du cou et que vous le balancez, d'un geste mesuré et grave, par la fenêtre. Il disparaît du paysage, et vous continuez sans lui. Ouah, même que ça marche en plus??!! Re-imaginez la même scène, un jeudi où il ferait beau, avec votre to-do-list préférée. Ca marche aussi!!! (si si...)




On s'en fait une montagne, du letting go, on achète des magazines, on va voir des docteurs, des coachs (pfff... n'importenaouak), on écoute de la musique zen, on prend des pilules, oh noooon!!

Alors qu'en fait... à la base, on est des vrais pros du letting go, des experts du détachement, on est programmés pour ça, on pratique tant de fois par jour qu'on en oublie même qu'on passe le plus clair de notre temps à ça!  

60 000 pensées traversent l'esprit humain en moyenne par jour. Faut quand même en tenir une bonne couche pour faire une fixette sur Chuis nul ou sur Ca m'énerve parmi 60 000 ! 

Et l'homme respire environ 23 000 fois par jour... Inspire, expire... On prend ce dont on a besoin, et puis on laisse le souffle filer, on est obligé, hein, si on s'accroche bêtement on est mal barré pour le prochain sniff. 




Inutile, tout est là. 
Quelles sont les pensées que nous nous efforçons encore d'avoir alors qu'elles ne servent plus à rien? Quelle partie de notre rumination constante est totalement obsolète et ne nous rend plus service? 
Cio bye bye, faites de la place, see you soon on the moon



PS: Notez que j'aurais pu également illustrer mon propos en utilisant une métaphore digestive mais que je ne l'ai point fait.

Vous êtes bon, vous, en letting go?? Des trucs et astuces à partager? En commentaire pliz!


vendredi 28 février 2014

Communication

Today I express my gratitude to Bernard and Robert. 


Entre ce que je pense, 
ce que je veux dire, 
ce que je crois dire, 
ce que je dis, 
ce que vous voulez entendre,
ce que vous entendez, 
ce que vous croyez en comprendre, 
ce que vous voulez comprendre,
et ce que vous comprenez, 

il y a au moins neuf possibilités de ne pas se comprendre...
Bernard Werber.



I know that you believe you understand what you think I said, 
but I'm not sure you realize what you heard is not what I meant.
Robert Mc Closkey

dimanche 23 février 2014

Love is in the air

Récemment quelqu'un est mort. S'il n'y avait que lui, me direz-vous. Okay, mais dans mon récemment à moi, quelqu'un est mort alors que c'était bien trop tôt et bien trop injuste. 

Pas de condoléances please: il ne faisait pas à proprement parler partie de ma vie, je ne l'ai vu qu'un très petit nombre de fois, assez cependant pour être doucement habitée par le gris et les questions pour quelques jours. Rien comparé au trou noir qui doit habiter la tête et le ventre de ses proches en ce moment. 

On m'a dit qu'il était parti préparé, chez lui, avec sa femme à ses côtés, ses enfants en sleepover pas drôle, ailleurs. Pleinement conscient de ce qui se passait. Je n'en ai pas dormi pendant deux nuits: comment fait-on pour dire au revoir à ses enfants quand ils partent pour ce genre de sleepover? comment fait-on pour mourir sereinement en regardant la femme de sa vie? Bien contre mon gré, j'ai créé mon petit film, ma petite fiction, ma représentation de ce qu'un tel départ peut bien être. Je m'en veux, d'emprunter la douleur des autres pour me faire peur à coup d'identification idiote et stérile. Je ne dois pas être la seule, mais je m'en veux quand même.

Pourtant j'ai créé un mot en visionnant mon film pour la cinquantième fois et juste avant de tomber enfin endormie, je me suis dit qu'il avait fini sa vie d'ici amourant et ça m'a fait du bien. 


jeudi 20 février 2014

Inside too

Ma troisième (3 ans) tourbillonne, virevolte, escalade et dégringole au son de sa chanson préférée du moment, interprétée a cap(p)ella vingt fois par jour pour notre plus grand... bonheur:

"If you're happy and you know it, clap your hands
If you're happy and you know it, stomp your feet
..."

Youou, ça groove sec. 
Marquant soudain un temps d'arrêt devant son frère (5 ans), calmement posé dans le canapé et perdu dans ses pensées (rêvant d'une autre famille? redoutant la soupe du soir? repassant l'alphabet et bloquant sur T,U,??... qui sait ce qui peut se passer dans ces caboches adorées), elle lui lance:

-Et toi, are you happy? 
-No, I'm not happy.
-... ?....!... ;(((
-I'm serious. 

Well, well, au travail, maman. 

-Ahhhhh... Intéressant. Mais tu sais mon chéri, on peut aussi être heureux en étant sérieux. On peut être heureux à l'intérieur. 
-(5 ans) Sans bruit? 
-Voilà, c'est ça, sans bruit. 
-Ah. Ok. I'm happy then

And I am seriously happy to have y'all around, guys;))))

vendredi 14 février 2014

A love declaration

Aujourd'hui on se dit qu'on s'aime, c'est ça? 
Moi je fais partie des gens qui usent du verbe jusqu'à la corde avec mes proches, nonobstant la peur répandue qu'il pourrait perdre de sa force et de sa vérité, et la croyance qu'il faudrait l'utiliser, comme le sel, avec parcimonie. No comprendo

Ce n'est donc pas à mon amoureux, à mes loulous ou à tous ceux que j'aime que je veux faire ma déclaration, mais à ma langue maternelle et à la créativité dévergondée qu'elle me permet, à mon insu, de temps en temps. 

Ainsi, ce matin, je cherchais partout le tempéramètre et, lorsque j'ai réussi à mettre la main dessus, il a bien fallu l'utiliser pour vérifier la fièvre de ma cocotte, mais elle n'arrêtait pas de gesticoter... 

***

En chacun de nous se cache un wordartist. Que vous dit le vôtre?;))

Et pour illustrer ce post, le dahu, l'autre version du poisson des glaciers:

Et aussi, bien sûr, France, rien que pour vous, à fond dans le salon...
C'est tellement bon, c'est touuuuuuuuuut...

http://www.youtube.com/watch?v=T_o3LZYESuU



mardi 11 février 2014

Accept defeat

En parenting comme en living tout court, il faut choisir ses combats. 

J'ai mis un peu de temps à accepter cette réalité qui met à mal notre besoin de contrôle absolu, mais ça y est. 

Le combat du tube de dentifrice propre par exemple, je le perds tous les jours. Totalement. 

Je ne me bats plus, du coup. Je me rends. 







mercredi 5 février 2014

Closer, closest

Ce soir, retour non prévu sur l'un de mes thèmes de prédilection: que savons-nous de la vie de gens que nous croisons tous les jours? Qui sont nos voisins, au sens propre du terme? 

Après Angela incognito sur son tapis de yoga, souvenez-vous, cette semaine, du lourd encore plus près de chez moi, sous mon nez, dans ma rue: 

-J'apprends que le couple idéal formé par notre grand-mère de substitution et son conjoint, tous deux la soixantaine blanche, bedonnante et tellement attendrissante, est une deuxième union. Ca fait juste dix ans qu'ils sont in love;:)) trop mimi... Mais alors les grands enfants là, dont le dernier vit encore avec eux, tout fraîchement admis au Barreau de San Francisco, c'est... c'est pas les enfants du Môssieur alors...?? Non... J'aurais pourtant juré, vue la ressemblance!!! (sic). 

-Je bavarde avec une autre voisine, genre la trentaine canon, avec un enfant de l'âge de ma troisième, et là je comprends que c'est la fille d'une giga star hollywoodienne. Vraiment giga. Je ne peux pas dire qui, j'ai une conscience, je ne tiens pas à me fâcher avec toute la rue qui visiblement est au courant depuis des lustres mais se tient coi. Même qu'il vient les voir et tout... Rââââ, même qu'il est marié avec la Môman depuis 1977, et toujours ensemble, et tout... Trop mimi...

Voilà... Dans le monde, il y a ce qu'on voit et tout ce qu'on ne voit pas, et ça, c'est trop bien.


***

Et vous, des scoops dans votre rue, dans votre immeuble, dans votre open space? Ruez-vous sur les commentaires;)

lundi 3 février 2014

Pull it out

J'ai la phobie des tiques. 
Vous savez ces bestioles minuscules qui s'accrochent à vous dans la plus grande discrétion et vous sucent le sang, au sens propre. Il se trouve que c'est un peu comme les chiens, plus vous en avez peur, plus ils vous trouvent et vous collent aux basques. Ainsi donc, où qu'il y ait des tiques, je m'en tape une. Idem pour les clébards. 

J'ai investi il y a déjà quelques années dans un tire-tique de compèt'. Et je l'emporte absolument partout. Récemment par exemple, la vie m'a fait cadeau d'une petite escapade à Florence, Italie, eh ben j'ai emporté mon tire-tique dans ma trousse de toilette. Aux Offices, on ne sait jamais, caché dans les motifs luxuriants du Printemps de Botticelli... 

Or doncques, il m'est apparu l'autre jour que certaines pensées agissent sur moi comme des tiques. Elles sont bien installées, je ne m'en rends pas compte, je ne les distingue pas du reste de mes pensées, ça gratte bien un peu mais pas assez pour que je regarde vraiment en détail, pour que je pause quelques minutes. Et elles me sucent le sang sans vergogne, me crèvent, me bouffent. Pour s'en défaire, une seule solution: les localiser (les identifier, les nommer?), s'armer du tire-tique, les retirer. 
Ok, certaines pensées ne sont pas si faciles que cela à retirer. "Chuis nul", par exemple, est un sacré morceau, et on peut mettre un certain temps avant de trouver le bon tire-tique; et puis parfois "chuis nul" s'est logé à des endroits pas possibles, au bas du dos, dans les cheveux, un truc comme ça, impossible d'y arriver seul anyway, on a besoin d'aide.

Mais d'autres pensées sont moins compliquées à envoyer bouler.
Prenons par exemple un item de votre to-do list que vous remettez consciencieusement au lendemain, depuis un bon mois, instaurant ainsi la rolling to-do list. Tant que cette procrastination est choisie, tout va bien, on se sent en contrôle. Mais quand l'objet de la procrastination commence à hanter vos journées et vos nuits itou, je dois, je devrais, il faut que, j'ai pas encore, ich muss, I should, alors on n'est plus du tout dans le choisi, on subit la bestiole, et on s'étiole (pas fait exprès).
Le plus dur, dans ces cas-là, est de s'avouer que c'est cette petite chose, là, en haut du post-it, qui bloque le reste. Et qu'il va bien falloir, si l'on veut avancer, lui faire un sort, repousser d'autres choses plus intéressantes, parfois même plus urgentes, pour faire cette petite chose. Quelques fois, la petite chose est vraiment importante.

Après, il y a un peu de rouge autour, ça gratte encore un peu, mais enfin le parasite a dégagé. On se sent tout léger.










PS: Pour de vrai, pour retirer une tique, il ne faut pas utiliser de pince à épiler (il y a un risque de retirer l'abdomen sans les pinces); il ne faut pas utiliser d'alcool (ça endort le machin mais avant de sombrer il y a plus de chances qu'il vous lâche son poison); il ne faut pas utiliser vos ongles (je rêve); il faut utiliser un tire-tique, cf l'illustration de ce post, soigneusement choisie pour éviter le gore.

Je pourrais enregistrer ce blog en santé publique en fait.

PS2: Etes-vous aussi victimes de tiques? des bonnes pratiques à échanger?

PS3: Y a-t-il une pensée-tique dans votre vie aujourd'hui? Quand et comment allez-vous la retirer? Plan it!

mardi 21 janvier 2014

The wake up call

Je viens de trouver ça:


Sleep is God. Go worship.



C'est bon, non? J'en suis toute é(mère)veillée.
L'auteur est un sombre auteur de science-fiction, d'après ce que je comprends, Jim Butcher (boucher).
Mais il est né le même jour que moi. Pour ce que cela éclaire...





lundi 13 janvier 2014

Food for thoughts

Grosse année cathé pour nous: notre aînée prépare sa première communion et on n'a toujours pas baptisé le petit dernier... C'est pour cet été. 

Sur le baptême, moi je crois que mon coco est déjà connu et aimé par Dieu; je ne crois pas trop au tampon. Qui plus est je serais bien tentée par lui demander son avis, mais en aura-t-il jamais un et sera-ce le bon? Welcome contradictions. 
Sur la première communion, je me dis que c'est toujours bon d'acquérir une culture religieuse via la préparation, mais je flippe qu'on explique à ma cocotte que c'est un peu de sa faute quand même si un type bien a été dézingué il y a 2000 ans et que pour s'en souvenir il faut l'avaler par petits bouts même pas salés tous les dimanches... 
C'est quand même complexe, ce truc. Moi je n'ai toujours pas compris, alors elle, à 8 ans? Mazette...

Donc pour faire court, une moitié de moi lutte un peu beaucoup avec tout cela, et la deuxième moitié de moi pense que ce sont les bonnes choses à faire.

Or ce week-end, je suis tombée sur cette idée fort intéressante qui a un peu le même effet que l'arnica ou le baume du tigre sur mes questionnements de première moitié:


Religion is an excellent training wheel for spirituality.

Okay then. Let's go for it.





NB 1: A propos de petites roues, vous avez remarqué que quasiment à chaque coup, une fois que l'enfant a compris et peut faire du vélo sans petites roues justement, il passe par une phase, généralement après une petite chute, où il ne veut plus en entendre parler? du tout du tout du tout...


NB 2: Regardez ce que j'ai trouvé aussi: des vélos pour adulte avec petites roues!!! Trop chouette. 


NB 3: Et bien sûr, pour ceux qui sont moins tradis que nous, il y a aussi cela pour vos bambins: la draisienne, dès 20 mois qu'ils disent!! (attention ça coûte un bras)





L'important, c'est sans doute d'avancer en fait. It's a journey, comme dirait l'autre.


Et vous, vous voyagez comment? cela m'intéresse! Partagez en commentaire:)


mercredi 8 janvier 2014

The Bay Area rocks

Hier je suis allée chercher ma fille à l'école pedibus comme souvent et voilà ce sur quoi je suis tombée, sur un poteau électrique, en plein Rockridge (Oakland). 




C'est une affiche sommaire qui m'invitait à accepter un compliment. 
C'est surréaliste, je sais, mais ce genre de choses est assez courant ici.
Il y a par exemple, à San Francisco, le Gratitude for 2013, Wishes for 2014 tree, caché dans le parc Presidio. Et aussi le Wishing tree de Eureka street (Noe Valley)*. Le voici en photo. On écrit son voeu sur un petit papier et régulièrement, la personne qui a créé cet insolite lieu d'espoir relève les messages, les protège des intempéries en les plastifiant et les inclut dans une guirlande sans fin. C'est beau. On était en groupe ce jour-là et l'un des enfants a écrit "I wish I have another life", ce qui laisse, au choix, songeur, flippé ou converti. Mais là n'est pas la question.


The wishing tree, Eureka@22nd, San Francisco

Retour au Poteau à compliments donc. Sans réfléchir j'ai arraché le premier bout de papier sur la droite, je ne l'ai pas lu, j'aurais pu mais je n'y ai pas pensé.

Rââââââ, devinez ce que j'ai tiré???
Naaaaan????
Siiiiii!! 

C'était marqué: "You are a good parent". 

Rôôôôôô, tain, sans deeeeeec, merci, l'inconnu, l'illuminé du quartier.
Je sais pas, ça tombait tellement à point. J'avais tellement envie d'entendre ça! Voui voui que je suis un bon parent, et même une bonne parente, tiens, allez, on en est tous, on fait de notre mieux, hein, mais des fois on a vraiment du mal à y croire hein, et on se pose quarante douze mille questions à la seconde et on doute plus que Descartes... 

Délicieux. Et pourtant, de cette micro-aventure qui me réjouit si fort et dont je ne peux m'empêcher de me demander où j'aurais bien pu vivre quelque chose de similaire dans le pays qui m'a vue naître, mais sans doute me trompe-je, la deuxième partie est encore plus savoureuse. 

Or doncques, une fois la cocotte récupérée, nous rentrons par le même chemin, et je lui montre l'affiche tout excitée. Ma fille partage mon enthousiasme et bien sûr, veut tirer un compliment. Contrairement à moi elle entreprend illico la lecture appliquée de tous les petits papiers afin de choisir. Chacun est libre, hein. Je fais comme si tout allait bien, en fait je suis sur des charbons ardents car le messager du bonheur du quartier, parmi des compliments adorables du style "You have a nice voice" --mouais, why not -- ou "You are funny" --nan, quand même pas arrête-- a glissé un infâme "You are a stylish dresser", autrement dit, "tu t'habilles bien, t'es in, t'as du chien, t'en jettes, t'as la classe, où t'achètes tes fringues dis donc etc... etc... " Il y avait un gros risque... Mais non, non, ma biquette a choisi un très mignon "You are loving". 

Fierté... et soulagement, je le concède.




















Merci aux gens qui osent et qui changent le monde;))


More on the Wishing tree (and why not start one yourself? ): http://www.the-wishing-tree.com/

D'autres belles découvertes ou anecdotes de ce genre, ici ou ailleurs?? partagez en commentaire!!

dimanche 5 janvier 2014

2014, the year of creativity

Happy New Year!! Cette année, je nous souhaite de bonnes idées!!!!



-"Maman, j'ai souhaité bonne année à Dieu".

-"Maman, est-ce qu'un jour on pourra aller à une messe où le prêtre est une dame? "



Ou comment vraiment penser en dehors de la boîte à tout juste cinq ans... I like it.