samedi 30 mars 2013

Puzzling

-"Mais mon chéri, pourquoi tu lui as laissé son legging en dessous de la salopette après la sieste? elle va crever de chaud là, il fait 20 degrés quand même!?

-Boh, je sais pas. C'est elle qui voulait."


Ola. Olala. Eh ben, y'a pas que les trois ainés à être un peu perturbés par l'arrivée du quatrième, hein. Le papa aussi apparemment... 


vendredi 29 mars 2013

The Giants

We have a biiiig problem here.



Dessus,  taille 1 mois, France.
Dessous, taille 1 mois, USA.

Mazette.

lundi 18 mars 2013

Monday's vibe

Alors que Facebook et autres réseaux sometimes asociaux se parent de leurs plus beaux macarons anti- monday, beurk, le premier jour de la semaine, la reprise du train-train, métro boulot dodo, chez nous ce matin  c'était l'euphorie!

It's monday! 
Yeahh, my favorite day, hurle mon fils de 4 ans!

Pourquoi? Parce que Monday, c'est Share day à l'école! il a le droit d'apporter ce qu'il veut pour le montrer aux copains!

Certes, Share day a aussi une petite dimension pédagogique. 
Aujourd'hui donc "Bring anything related to the letter S"... ouf, beaucoup plus simple que la semaine dernière, letter Q...

Mon gars opte pour Shoes, Socks, Soldier and Snakes!! Après une seconde de réflexion il ajoute à son panier Smile!




Le plus rigolo dans tout ça, c'est que juste après l'avoir déposé hilare à l'école, je suis allée à un rendez-vous médical et j'ai pu me garer royalement sur une place dont le parcmètre affichait encore 56 minutes de payées! 

Qui est le shareur d'avant? qui sera celui d'après?


lundi 11 mars 2013

Nooooooooooo!!!

Ce matin, Dylan et Henry, 12 ans à eux deux, ont sorti à leur plus jolie camarade de classe, en l'occurence ma fille, qu'ils la trouvaient sexy...

et ce soir au dîner mon petit gars de 4 ans me demande si sa soeur aînée est une teenager...

C'est moi ou c'était mieux avant?


vendredi 8 mars 2013

5%

En 10 jours, deux coups de fil avec de bons amis traversant des périodes difficiles dans leur couple.

Moyen.

Mmmmhh.... allez, on traverse.

Je suis allée regarder l'étymologie de ce mot, sur le site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, trop bien, je me permets un coup de pub en passant. 

Oui donc traverser, rien à voir avec la pluie: "parcourir un espace d'un bout à l'autre"; "franchir dans le sens transversal quelque chose qui s'étend en longueur"; et mon préféré "se trouver dans une période caractérisée par un certain état". 

Tu parles. Quand on est dans la mouise, on a l'impression que ça va durer toujours, que c'est long et over transversal ce truc... Alors qu'en fait, comme tout état, c'est appelé à changer. Ca doit être en physique, ou en chimie qu'on voit ça au lycée non? je ne sais plus, moi j'étais plutôt ressources textuelles au lycée. Anyway. 

Cette même semaine, c'était ma babyshower, tiens encore la pluie;). La babyshower est une tradition ici, les copines se rassemblent autour d'une future maman et l'indulgent grave. C'est bien j'en vois qui suivent. Donc mes copines m'emmènent gentiment au Nail salon,  et on se fait toutes faire la manipédi du siècle. Très sympa. Juste avant de partir de ce salon, j'avise un flyer sur la couples therapy, j'hésite, je vais me faire enguirlander à la maison si je rentre avec ça, tant pis, je le prends, car dessus il ya cette phrase de la conseillère qui se promeut, elle m'a l'air drôlement intelligente:

"You don't have to start all over in your relationship to get more of what you want. A 5% change in your interactions/dynamics opens the door for more caring, less conflict, more potential and more hope."  

5%!!! 5%!!!!
I loooove this. Le mieux, c'est que ça ne vaut pas que pour le couple! Ca commence avec soi, 5% de changement dans la relation à soi et un monde s'ouvre. Ca s'étend ensuite, ou quasiment en même temps, à qui l'on veut... 

Allez, pour illustrer, Gandhi.






Ce post est totalement bordélique, j'en conviens.  

lundi 4 mars 2013

Indulge

J'aime beaucoup ce mot que j'ai appris ici,

to indulge: se faire plaisir, s'offrir quelque chose de sympa, de beau, d'un peu luxe, se faire du bien.

Indulge a massage, indulge silence, indulge a glass of wine and Chopin music... 

Indulge yourself: gâtez-vous

C'est surtout instructif de voir la parenté de ce mot anglais avec l'indulgence française:

adoucir la relation à soi, se passer deux ou trois choses, demander gentiment à la self critic de baisser d'un ton...

Ca me parle;)

 


samedi 2 mars 2013

Another type of Camembert

Il a bien fallu que je me trouve du claquos ici... un vrai challenge. Il y a bien un ou deux endroits dans notre coin où on peut trouver quelque chose d'appréciable mais encore faut-il y passer les jours de paie, et arriver dans les premiers...

Je me suis donc rabattue sur un camembert gratos et d'un nouveau style. Celui-ci:


Ce camembert ultra simple illustre à lui seul le changement de paradigme introduit par la psychologie positive depuis une quinzaine d'années sur la question du bonheur.

Avant, en gros, on parlait de Happiness set point, c'est à dire une sorte de niveau fixe propre à chaque individu, vers lequel on reviendrait quoi que l'on vive.
La faute, d'une part, à la faculté humaine d'adaptation, bénédiction en cas de grand malheur (la joie existe dans les bidonvilles), beaucoup moins sympa en cas de grand bonheur (vous gagnez à la loterie...super, mais un an après, pas de trace durable sur le bonheur ressenti). 
C'est cette faculté d'adaptation qui réduit à la portion congrue la part bleue de notre camembert: les circonstances extérieures (argent, lieu de vie, situation de famille, âge, santé, genre, aspect physique etc...)  n'ont qu'une influence très relative sur le bonheur ressenti -- à condition bien sûr que les besoins de base de l'individu, le premier étage de la pyramide de Maslow (nourriture eau vêtement toit sommeil...), soient remplis-. 

Quel autre coupable pour le dogme du happiness set point? Les gênes*: "C'est écrit..., qu'est-ce que j'y peux ?" La part verte du camembert, choque beaucoup: "Quoi? 50%? mais c'est horrible, c'est déprimant!"...  Une minute, vous savez comme moi que la moitié des blondes que l'on croise dans la rue sont des fausses, non? La teinture fait des miracles, de même que l'épilation laser! Souhaitons-nous vraiment vivre entre décomplexés du poil sans filer un petit coup de main à la nature de temps à autre? allons... On s'aide un peu, c'est de bonne guerre.

Partie de l'université de Pennsylvanie, U Penn, l'une des universités de la Ivy League, excusez du peu, la Positive Psychology explose le set point en redéfinissant le bonheur comme une valeur que l'on peut faire monter en mobilisant des savoirs-faire. Seligman, Lyubomirsky et consorts nous font passer de l'inné et à l'aquérable, et ça, c'est bon. 

On oublie donc la gauche et on se concentre à droite toute. C'est dans cette zone rouge, les 40% du mindset, l'état d'esprit, que l'on peut aquérir des compétences pour s'aider, pour progresser, comme en cuisine, en ski, ou en angliche! Il suffit d'être motivé et de s'entraîner avec de bons outils ou/et professeurs.
Qu'est-ce que je vois de moi, des autres, de la vie en général? Certainement pas tout. Comment s'opére ma sélection, quelles informations influent sur mes comportements et mes pensées? Comment travailler l'adhérence des émotions positives? Comment utiliser mes talents au mieux? Quel sens pour ma vie? Comment aligner mes valeurs et mes actions dans le monde? Tout un programme.

Un vaste champs de liberté qui fait, qui peut faire, la nique à la partie verte. 

Dans cette partie, on décide sans complexe de synthétiser** du bonheur.  
Chacun de nous peut devenir le petit chimiste d'une partie de sa vie, c'est fun, non? 






*La partie gauche du camembert est apparentée aux recherches menées dans les années 80 et début 90 sur la part héritée de la personnalité. Plusieurs dizaines d'études  sur les jumeaux, vrais et faux,  ainsi que sur les enfants adoptés, montrent que les personnalités de vrais jumeaux élevés séparément sont bien plus similaires que celles de faux jumeaux élevés ensemble; ou encore que les enfants adoptés exhibent plus de traits de caractère hérités de leurs parents biologiques qu'adoptifs etc...

**Dan Gilbert, professeur de psychologie à Harvard, sur la synthèse du bonheur, un TED talk sympa de 20 minutes, en anglais  http://www.ted.com/talks/dan_gilbert_asks_why_are_we_happy.html


PS: Savez-vous que les Américains ne parlent pas de Camembert mais de Pie, tarte? intéressant d'un point de vue interculturel et interstomacal, non?