vendredi 22 février 2013

I did it

Dernièrement j'ai fini un truc que j'avais commencé il y a deux ans... Enorme satisfaction! 
Deux ans que cette chose ne voulait pas se terminer, it did not want to happen, j'avais tant d'autres choses à faire... Je suis passée par toutes les phases, je n'en dors pas la nuit, j'en fais la condition numéro 1 de mon confort psychique, j'arrête, tant pis, ce n'est pas pour moi, je me sens mieux si je ne le fais pas etc...

Je vous sens inquiets. 

Cette chose était un album photo. Oui oh ça va hein. 



Peu importe, en fait, ce qu'était cette chose. 

Ce qui m'amuse, c'est de constater à quel point elle prenait de la place sur ma to do list, et à quel point la satisfaction de la finir enfin m'a habitée peu de temps, comparativement. 
Quel dommage. J'essaie de me donner des piqûres de rappel en racontant à droite à gauche mon exploit; et bien sûr je veillerai à bien me poser pour en profiter quand il arrivera par la poste, tout beau tout neuf. Mais pour tout cela, il me faut travailler, alors que pour en faire un simili problème pendant plusieurs mois, c'était tout naturel;)
Enervant. 

Je propose souvent à mes clients de coaching, souvent ceux à qui le Strengthsfinder attribue le talent d'Achiever (ou Réalisateur en français), de remplacer leur to do list du matin par une I did list du soir. 

Qu'est-ce que ça donne de porter son attention sur ce qu'on a réalisé dans une journée plutôt que de se laisser envahir par tout ce qui reste à faire? 

Cela fait souvent mouche chez ces personnes à la grande capacité de travail, au rythme soutenu, s'accordant peu de pauses, à l'aise et efficaces dans la performance, le faire, la réalisation... et si souvent aussi poursuivies par une insatisfaction chronique, sautant à B dès que A est terminé, oubliant d'être contents 5 minutes, de profiter un peu d'A, de se féliciter.    

Franchement, je devrais essayer plus souvent les suggestions que je fais aux autres. 






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