vendredi 27 décembre 2013

Driven by freedom

Une voiture à Berkeley, CA.


Ca c'est de la liberté en action, non?
Suis-je assez libre dans ma tête?, that is the question...


On ne s'ennuie pas dans les embouteillages ici, rappelez-vous...

mercredi 18 décembre 2013

Nowherk

Voici ma nouvelle réalité:
depuis des semaines, bon allez au moins dix jours, ma petite cocotte de bientôt 3 ans demande dès le matin au réveil "On va où??" et réitère la chose une dizaine de fois dans la journée. 
C'est épuisant. 
Mais cela n'est encore rien. Il se trouve qu'elle s'est entichée aussi de l'expression "nulle part", qu'elle prononce "nul parc", ce qui est probablement dû à une collision entre le néant et un playground quelconque, collision que nous autres n'avons pas remarquée. 
Or doncques, à la question "On va où?" il faut répondre "nul parc", sans quoi c'est la crise, voire la guerre. 

Epuisant je vous dis. 

Mais tordue comme je suis j'ai réussi à en tirer un truc intéressant. 
En fait, de manière sibylline et subconsciente et tout, ma fille me demande de ne surtout pas zapper mon moment de méditation quotidien, ce qui a peut-être été un peu trop le cas ces derniers jours, enfin ce dernier mois, vu qu'ici le mois gruyère c'est pas Mai c'est fin Novembre-fin Décembre: école-pas école-école-pas école; early dismissal-regular dismissal; fin des after-school programs, spectacles et special events à tour de bras; cadeaux pour la maîtresse, le prof de sport, la BFF, la nounou; babysitter qui a perdu son cellphone  et qui rentre à la maison un mois pour voir sa famille (mais comment ça elle a une famille??); fête de Noël à la bibliothèque, à la preschool, à Trader Joe; playdate steupl; et bien sûr les sacrosaints kdos passke c'est vrai qu'on n'a rien et qu'on a besoin de plus... "Mais maman pourquoi tu pleures?"

Oui donc je disais, typiquement, quand vous n'en êtes pas encore au niveau moine zen, la méditation c'est le premier truc qui passe à l'as quand vous êtes surmenés. Je veux dire décembrement surmenés. Erreur, grossière erreur, c'est là qu'on en a le plus besoin! Car dans cet espace intérieur ouvert à tous les vents que vous revisitez tous les jours, il n'y a, justement, rien à faire et nulle part où aller. Nothing to do, nowhere to go*. Simply nowherk

Et ça fait du bien, quand même, de se rappeler que même immobile on est vivant. Que même sans todo list greffée au poignet on peut se rappeler de ce qui est important, au bon moment. Et qu'on peut exister en secret. 
Olala! mais où elle va??



*Nothing to do, nowhere to go est le titre de Thich Nhat Hanh. Je ne l'ai point lu.

jeudi 12 décembre 2013

Living in the (my) United States Of Soul

Quand j'étais petite, et moins petite, on me priait souvent d'"arrêter mes questionnements métaphysiques", de ne pas me perdre dans mes "états d'âme". Pour mon bien, certes. Il est vrai que sans garde-fou j'aurais bien pu finir en clôture dans un ashram, ou pire, allongée sur un divan à revisiter éternellement mon stade oral (j'ai quand même sucé mon pouce jusqu'à un âge avancé, composé de deux chiffres et commençant par 3).

Mon papa et ma maman chéris avaient aussi une expression que j'adore pour désigner les moments de pic d'excitation, quand le fou-rire est à moitié nerveux, que les jambes partent vers le haut ou vers le côté, qu'on commence à dire et à faire n'importe quoi, qu'on est complètement libre, lâché. Toute seule ou en tandem avec mon petit frère, j'avais donc ce que mes patients et aimants géniteurs appelaient des quarts d'heure coloniaux*.


Eh bien il m'est apparu récemment que dans ce blog, finalement, je suis toujours petite, et j'alterne avec délices, maintenant que j'ai décidé que j'en avais le droit et que je ne pouvais guère faire autrement de toute façon, états d'âme en folie, métaphysique californienne et quarts d'heure coloniaux plus ou moins sonores. Le tout à partager, parce que tout est meilleur quand on partage, non? 

And it feels so good. Je crois que je suis dans ma zone de talents**.

Et quand je serai grande, je voudrais continuer à être dans l'état d'esprit de scruter mes états d'âme et d'en faire état, passke comme ça, on verrait où ça se croise, le particulier et le général,  le singulier et le pluriel...



Ceci est mon âme, lisez-en!
All right, mon âme à la forme d'un cerveau... tout un programme, je le concède...

***

*D'où est-il colonial, le quart d'heure?? 
Voici ce que j'ai trouvé en ligne: "avoir le quart d'heure colonial : être pris d'un coup de folie comme celui qui aurait récupéré le paludisme et ses accès de fièvre violents mais brefs." 

J'ai aussi trouvé, au sujet d'un livre du même nom, ceci: "lquart d'heure colonial est l'instant de folie qui s'empare du Blanc, coincé entre les mamelles du sexe et de l'apéro sous les tropiques."

Je suis bidonnée. 

** Talents? pas gênée la fille. J'ai démystifié le terme pendant mon expérience de coaching sur StrengthsFinderil y a deux ans, durant laquelle je me suis penchée studieusement sur ce qui me procurait de la satisfaction et sur ce à quoi sur un malentendu je n'étais pas trop mauvaise. Ca fait vraiment du bien. By the way, je lie directement le fait que j'ai osé commencer ce blog à ce coaching. Les initiés savent que depuis, j'ai pris une formation pour pouvoir coacher sur StrengthsFinder itou.  

Pen pal



Petit mot de ma fille ainée à sa copine Ruby, qui déménage en Oregon à la fin de la semaine... 


What are your high hopes? Are you working towards them, one tiny step at a time?

Be my pen pal, comment;)))!!

***

Et toujours cette troublante harmonie orangée entre la toile cirée de ma table de cuisine et le fond de mon blog... Signes...?


lundi 9 décembre 2013

Interculinary differences

Attention, post peu charitable.
Une fois n'est pas coutume.

Or doncques, ici aussi l'on mange. Mais quoi?, telle est la question.


Quelques éléments d'une récente moisson:

-Cours de cuisine dans une grande boîte de la baie. L'idée: sensibiliser ses employés aux bienfaits du Cook it yourself, au lieu du Fastfoodtogo; augmenter ainsi leur efficacité au travail, réduire leurs coûts de santé, éventuellement allonger leur espérance de vie. 
En voilà une entreprise responsable. 
Première leçon: la vinaigrette.
Prendre de l'huile. Prendre du vinaigre. Prendre du sel. Prendre du poivre. Mélanger. Verser sur le truc vert qui ressemble à de l'herbe mais que les humains peuvent consommer sans risque connu pour l'organisme.


-Cooking class, diffusée à la télé dans un salon de mani-pédi, attrapée au vol au moment de choisir entre l'orange pétard, pour rigoler, ou le rouge sombre classique, pour faire sérieux: la Maïté locale (impossible de la retrouver malgré des heures de recherche sur le web) jongle habilement entre crème fraîche, beurre et mayo. Le thème d'aujourd'hui: french cuisine, la cuisine française, ahhhhh, la cuisine française, gage de bon, de beau, de léger. A table!!! Au menu: Des croque-monsieurs. Miam!! et en légumes? des frites (sic), french fries!! Yepeee!! Pourquoi diable faut-il que soient qualifiées de françaises les allumettes de patate qui font grossir les Américains?


-Rassemblement de Français, avec pot luck (c'est à dire que chacun met la main à la pâte et au porte-monnaie et apporte de quoi partager). Bonne fille, et bonne mère d'ailleurs, j'apporte 30 tranches du jambon le moins pire que l'on puisse trouver ici, le Madrange, sans chauvinisme. On n'en trouve pas partout; j'ai de la chance, on le vend là où je fais mes courses. On a fini par s'habituer et on le trouve même bon. Les enfants, que nous avons en nombre, seront contents, me dis-je. Résultat: sans mentir, défilé, dé-fi-lé d'adultes larmoyants :"Mais où as-tu trouvé ce jambon? mais c'est du bonheur! c'est Noël, tu nous gâtes! Merciiiii!!" Après un verre de vin nous convenons ensemble, toujours larmoyants, qu'au pays on ne regarderait même pas le Madrange, avec sa forme ronde un peu trop parfaite et son rose cucul, non, on irait au torchon, tout droit, celui qui est marbré, frais et irrégulier. Ahhhh... le torchon. Faudra attendre cet été...


-Et puis bien sûr, bien sûr, pas si récent mais toujours aussi revigorant, vécu pour de vrai, I swear, au tout début de son séjour ici par votre servitrice: http://www.happinessmuscle.com/2012/06/ouah-you-cook-your-own-food.html  


Voilà, mes chers.
Bon appétit.

jeudi 5 décembre 2013

Body, Q & A

Drôle de journée, là. Très hard corps. 

Ce matin: 
(Presque 5 ans): 
"-Est-ce que mon coeur bat? 
-Oui mon chéri, ton coeur bat tout le temps, toute ta vie.
-Mais je ne le sens pas là.
-... Je t'assure qu'il bat pourtant. Quand le coeur ne bat plus, la vie s'arrête.
-Ah oui, parce que le coeur est parti en fait, c'est ça. 
-... Je... Il faut y aller là, hein, on va être en retard, allez viens mon coeur. "

Mouf mouf mouf. Bon.

Ce soir:
Alors que j'expliquais à ma jolie aînée de 7 ans et demi qu'elle grandissait et que donc j'apprécierais que la prochaine fois elle attende que le petit voisin de 9 ans, enfant unique qui plus est, ait quitté la maison avant de se désaper entièrement devant lui pour aller au bain parce qu'elle en avait marre du playdate:
-Pff... Maman, est-ce que je vais bientôt être à l'âge où... 
(je m'attends à tout, là, je suis prête, je peux le faire: les ragnagna, les poils, les ovules et les spermatozoïdes...)
-... où je vais avoir des grosses fesses? 
Perplexité. Solitude. 


Ce soir, plus tard:
Laissant la maison à une babysiter de choc, je m'esquive pour me rendre à une petite fête autour de ma prof de yoga qui sort son premier livre, gros évènement pour elle, elle y travaille depuis 10 ans: l'histoire de son rapport à son corps, très longtemps conflictuel et maladif, et à la nourriture, son cheminement vers l'acceptation de ce corps et au delà même, vers l'amour de son corps. Aujourd'hui, sa yoga niche, si l'on veut, c'est Love Your Body. Je la suis pour d'autres raisons, mais elle est connue pour ça, par ici. J'y allais surtout pour la soutenir, hein, passke bon, sans être complètement in love avec mon body non plus, va, je ne le hais point. Pour ça, ça a du bon de vieillir, sans aucun doute.
Donc méditation spéciale Love Your Body, lecture d'extraits, questions et réponses, le tout dans une atmosphère bon enfant, share the joy
Je vous la fais courte, alors que moi ça m'a pris 40 minutes sur le coussin: elle nous a fait faire un body scan ultra particulier, appliquant la technique de méditation maitri (ou metta, ou loving kindness, en bref vous faites un effort d'affection et de tendresse vis à vis de l'objet de votre attention) à la liste des 32 parties du corps de la méditation bouddhiste traditionnelle du même nom. 

Visez un peu la liste: cheveux, poils, ongles, dents, peau, muscles, tendons, os, moelle, reins, coeur, foie, membrane, rate, poumons, intestins, mésentère, estomac, excréments, cerveau, bile, flegme, pus, sang, sueur, graisse, larmes, filtre gras, salive, glaire, synovie, urine.

Yeah. Originellement visant à dégoûter les moines du corps et de son accolyte dangereux, le lucre, cette méditation est parfois revisitée et utilisée comme une opportunité de regarder tout ce que l'on préfère ne pas regarder, et de prendre conscience de tout ce bon boulot crado qui s'accomplit en nous à chaque seconde pour nous maintenir en vie.
C'est puissant.

J'ai eu un insight du tonnerre pendant la méditation, au niveau du gros intestin. Son boulot, à Pépère, c'est d'intégrer ce qui doit l'être et de rejeter ce qui ne servira pas à nous rendre plus fort. C'est un pro du let go. On devrait tous prendre exemple sur notre gros intestin.

 ***

Pour en savoir plus sur le livre de Kimber Simpkins, Full, que je n'ai pas encore lu;( , c'est par ici  http://www.fullbykimber.com/

vendredi 29 novembre 2013

Thanksgiving (belated)


Toute ma reconnaissance et ma gratitude aux édiles de Santa Cruz, CA, bourgade balnéaire totalement has been mais néanmoins avant-gardiste.

lundi 25 novembre 2013

Self data

L'autre jour, j'ai lu un article dans Times Magazine sur la société Evernote, vous savez, cette boîte qui produit la petite application à l'éléphant sur fond vert? C'est futé, c'est un petit outil qui permet de prendre des notes, de les organiser, de les hiérarchiser, bref de todoiser sa vie et, comme l'affiche fièrement Evernote sur la page d'accueil de son site, de REMEMBER EVERYTHING.

Ca fait froid dans le dos, non? J'ai lu quelque part que l'oubli, comme l'ennui, sont nécessaires pour rester vivants. Je vais essayer d'entrer en contact avec le CEO d'Evernote, Phil, et lui demander de rebosser un peu sa philo, sa neuroscience, ou sa santé publique, au choix. 

Cela dit, malgré la différence notoire de point de vue qui m'oppose à Phil, je m'intéresse à son travail. Phil parle du déluge de self-data qui nous tombe dessus à chaque minute et qu'on voudrait tant pouvoir conserver. 

J'aime beaucoup cette idée de Self-data. Cette idée que notre vie (macro) ou que notre journée (micro), bref, que notre expérience est une gigantesque base de données et qu'il peut être judicieux de penser à un système de rétention, de filtrage et d'analyse qui nous permette d'en tirer de l'information, des enseignements.

Sincèrement, quel parent n'a jamais regretté de ne pas avoir suffisamment noté de choses sur disons les phases (ahhhh les phases, c'est une phaaaase, ça n'est qu'une phaaase) de son premier enfant pour pouvoir réutiliser ces données lorsque c'est au tour du deuxième, puis du troisième et du quatrième d'avoir une phaaaase, et que vaguement, oui, on a l'impression d'avoir déjà vécu cela, mais qu'avait-on fait à l'époque, et puis c'était moins fort quand même, moins ch... , et puis non, on n'a JAMAIS eu ça, chéri, je te le promets, jamaisjamaisjamais, mais si enfin souviens-toi, ta gueule je te dis, on n'a jamais eu ça, j'en peux plus là, c'est pas normal, c'est pas normal... 
Hein? si on avait le petit carnet qui va bien, les faits rien que les faits, la vérité nue sur l'aversion pour les carottes commencée à 24 mois et dépassée à 36, les ganglions à l'aine qui sont juste les ganglions à l'aine, la manie de s'accrocher à son zizi qui passe, mais oui, sans que personne n'ait appelé les services sociaux finalement, le vélo sans petites roues avec la séquence universelle yes! i am doing it - no! i vianded myself, je hais le vélo, je n'en ferai plus jamais - oui! j'adore le vélo, papa, maman, on va faire du vélooooo???, le fait de manger ses crottes de nez, les silences à la question "tu as passé une bonne journée ma chérie? ", suivis quelques mois après des quarts d'heure entiers de débrief sur la robe de la copine et le prof de musique et les trésors qu'on a trouvé dans la cour, les question sur la mort, sur Dieu, bon sang qu'est-ce qu'on avait dit à l'époque, faut qu'on soit consistants, les pleurs du soir, ça fait un mois là, un mois, ah non en fait ça fait 5 jours, ok....
Donc ça ça serait la self data orientée kid data. Pas inutile. Pensons-y. 
La self data orientée self, ce serait plus des données du type: quand je suis fatiguée faire du sport me fait du bien (ce pour éviter de se morfondre devant Facebook ou de pleurer un peu ou d'avaler trois cafés inutilement); je n'ai jamais envie d'aller en soirée mais je rentre toujours contente (ce pour essayer de contourner l'énorme sentiment de flemme qui précède toute sortie du nid après 20h); quand la maison est dégueu je suis moi-même immonde (ce pour ne pas mettre trois ans avant de demander à la femme de ménage de venir toutes les semaines); quand on sort tous les deux ça fait vraiment du bien (ce pour se souvenir que deux fois par an c'est insuffisant); quand je me maquille le matin ça me donne un coup de boost (ce pour ne pas céder à la tentation de ne se laver les dents qu'au retour des drop offs passk'on est en retard là); aujourd'hui elle m'a roulé sur le pied avec la trottinette et je ne me suis pas énervée (ce pour pouvoir réitérer ce comportement adulte et responsable la prochaine fois que la trottinette vous broiera les métatarses); ce mois-ci j'ai vraiment pas mal bossé et je me sens bien et d'ailleurs je suis une bonne mère (ce pour renforcer la conscience du lien de cause à effet et ne pas céder au devoir d'aller faire les courses même si le frigo est vide alors qu'on a encore un article à lire) etc... etc... je pourrais continuer à l'envi... 


On est loin de tout pouvoir conserver dans notre petit disque dur intérieur, avec ou sans Evernote, mais pourquoi diable y conserve-ton tant d'excréments de taureau, inutiles et nauséabonds, alors que notre life data, nos trésors d'expérience, tremplins vers la sagesse, passent eux par pertes et profits?

Mystère ...

***

PS: l'honnêteté sans faille qui est la mienne me pousse à préciser quelque petites choses:
-Je ne lis jamais Times Magazine. J'étais juste chez le coiffeur pour mes enfants, c'était soit Closer, soit Times Magazine, soit jouer aux dinosaures. 
-Je n'ai pas fini l'article.
-En écrivant ce post je viens de comprendre pourquoi Evernote a choisi une tête d'éléphant comme logo. Pas mal, les pubards. 
-Je n'utilise pas Evernote. 


Ah oui, et pour les inscrits, mon dernier article, Miracles, n'a pas été envoyé par email, comprends pas... il est ici.

vendredi 22 novembre 2013

Miracles

Aujourd'hui, c'est décidé, dans mon carnet sans spirales, à l'encre non sympathique, je vais commencer une nouvelle liste.

J'en ai déjà commencé pas mal, des listes, celle des prénoms des gens que je rencontre et donc je ne veux pas oublier le prénom, celle de mes blessings, celle des choses que je fais bien, celle des choses que mes enfants font bien...  
Souvent je demande à mes clients de constituer des listes, des joy lists, des I did lists, des I read lists etc... 
C'est une manière de rassembler l'épars, de précipiter le diffus, de le fixer, de le faire exister pour de bon, consolidé. Cela permet de prendre conscience quantitativement d'abord, puis qualitativement, de la présence d'une donnée dans sa vie, qu'on aurait peut être traitée comme portion congrue autrement. 

Il n'est nul besoin de clore ces listes-là; ce sont des works in progress qui peuvent nous accompagner, au long cours, on and off.


Donc, ça y est, depuis le temps que j'y pense sans oser vraiment me lancer, 
je commence une liste des miracles qui se passent dans ma vie.
Rooooo, cheeezzzzyyyyy la fiiiille. 
Nan. 
Juste réaliste. J'en ai marre de laisser filer ces petites perles comme si elles allaient de soi. 
Vous voulez du cheezy? ok. Je peux en mettre tout en haut de ma liste.

Miracle 1: être en vie
Miracle 2: avoir pu la donner
...
...
Tout le monde sait que le gruyère fondu, c'est bon, ne nous en privons pas.

Mais plus subtil, plus caché, de ceux qui donnent la chair de poule... Z'en voulez? ok.

Miracle du mois de juillet 2013: je retrouve dans la queue devant le consulat des USA sur les Champs Elysée à Paris, juste derrière moi, vraiment juste derrière moi, une amie, une vraie, pas vue depuis 4 ans. On se tombe dans les bras l'une de l'autre. On découvre que notre dernier échange de mails, datant de plus de deux ans auparavant, était passé à l'as, une adresse email périmée avait suffi à nous induire en erreur toutes les deux, et nous avons chacune pensé que l'autre laissait tomber. Comment s'en vouloir, nous avons des vies si différentes, pas de gens en commun, une distance hallucinante entre nous... Résignation tristounette. Débile. Don't give up, comme dirait l'autre. Bref, elle habite sur la côte est, et vient tous les 3 mois à San Francisco pour le boulot... Elle dort chez moi la semaine prochaine;)))) Sans dec!!!

Miracle du 11 novembre 2013: j'écris un email à un copain que je savais de passage ici à peu près à cette époque pour l'inviter chez nous le samedi suivant pour une grosse bouffe franchouillarde. 15 minutes plus tard, je saisis compulsivement mon Iphone comme si souvent, et j'y découvre un texto dudit copain, envoyé littéralement en même temps que mon email, demandant jesuisarrivéquandestcequonsevoit?? 

Miracle du 12 novembre 2013: j'écris à ma zinecou chérie pour son anniversaire le 11 novembre, me confondant en plates excuses pour ce jour de retard. Elle me répond dans la foulée que c'est trop sympa d'y penser, c'est son anniversaire le 12 novembre. 

Miracle du 18 novembre 2013 (ie hier; grosse fréquence en ce moment, d'où décision de passer à l'action pour la liste): tombée par hasard, dans le désordre innommable de la table de nuit de mon mari sur un CD Verlaine et Rimbaud chantés par Ferré, je m'octroie le luxe inouï d'écouter ce CD juste après avoir déposé les enfants à l'école, laissant cruellement Henri Dès rejoindre Petit Papa Noël et Frère Jacques dans les entrailles elles aussi innommablement bordéliques de la voiture. Mais comme si souvent, au lieu de profiter de ce premier miracle, du moment présent, à moi, rien qu'à moi, c'est MA musique aujourd'hui, na, eh bien je me mets à faire mes interminables to do lists mentales, ne prêtant qu'une oreille distraite à Paul, Arthur et Léo. Que c'est beau, quand même. Désuet, mais beau. Quelle langue que le français, quand même. Tout à coup, j'ai été sortie de mon absence préoccupée par un buffet. Un air de déjà vu, de déjà entendu, de connu, d'intime même, un truc vague qui s'est imposé comme très important, une urgence de savoir ce qui se réveillait, là, en écoutant la onzième chanson de l'album, le sonnet Le buffet, de Rimbaud. Les griffons du vers 8.

On m'a donné ce sonnet à apprendre, en primaire, je dirais CM1. Damned, il y a 28 ans... J'avais un cahier de poésies et on devait les illustrer. J'ai appris le sens du mot griffon ce jour-là et j'en ai dessiné un en face du poème. Je le vois encore. Je dessinais et je dessine toujours comme un pied. 

Voilà mon dernier miracle en date, miracle de la mémoire, de l'émotion esthétique, de l'apprentissage.

Bon sang, j'ai le palpitant qui s'excite. Je sens que je vais adorer cette liste.

**

Et vous, quels miracles au compteur depuis cet été?? racontez! en commentaire;)

Le texte du Buffet, d'Arthur Rimbaud, c'est ici




mardi 12 novembre 2013

Mainstream or not mainstream, that is the question

J'ai recommandé à mes amis de la ville (ie San Francisco) le cours de ma prof de yoga, celle que je suis depuis plus de deux ans, et que je cite ici parfois, Kimber quoi. Kimber monte en grade et passe de la baie à la city. Le jeudi soir, elle officie désormais de l'autre côté du pont. Congrats

Pour faire simple, je qualifierais le cours de Kimber de "spiritual yoga". En gros, vous n'y allez pas seulement pour vos biceps, mais aussi et surtout pour un moment de pause, de réflexion (guidée, il y a un thème différent à chaque classe et une sorte de dharma talk filé pendant les poses), de recueillement presque. On chante, on ohm, on rit aussi, quasiment à tout coup. 
Bref, cela me convient et je fais clairement partie du following, assez divers, de Kimber. 
  
Sur mon conseil donc, l'une de mes amies se rend au cours du jeudi soir à San Francisco. 

Son feed back: "C'est pas complètement mainstream".

Roooooo, que c'est bon! Je trouve cela à la fois hilarant et ultra intéressant.

Mainstream?? C'est quoi le yoga mainstream? Dans ce coin du monde où l'on peut trouver sans chercher longtemps du Anusara yoga, du Hatha yoga, du Ashtanga yoga, du Iyengar yoga, du Vinyasa yoga, du Bikram yoga, du Kundalini yoga, du Prenatal yoga, du Postnatal yoga, du Toddler yoga, du Restorative yoga, du Jivamukti yoga, du yoga of the Heart, du Isometric Monkey yoga, du Rise and Shine yoga, du yoga chanté, du Paddle yoga (sur canoe kayak), du Flying yoga (suis pas sure de voir ce que c'est, celui-là, mais il ne tient qu'à moi d'essayer, c'est juste à côté de chez moi...), du Laughter yoga, du yoga à Grace Cathedral etc... etc... je serais bien en mal de définir la discipline, après tout. 

Les choses se compliquent encore quand certains affirment que le yoga c'est carrément une manière de vivre, a lifestyle
Ohlalala... c'est quoi, vivre une vie mainstream
C'est angoissant cette question. Y suis-je, n'y suis-je point? En veux-je, n'en veux-je point?

Christ...



mardi 5 novembre 2013

A gratitude challenge


Tiens, un challenge! http://www.kindspring.org/21day/
Allez, je m'inscris.
Qui en est?


C'est un Gratitude Challenge. Il dure 21 jours et commence jeudi prochain, le 7 novembre.

Qui veut faire une cure de blessings? Qui veut gonfler son muscle du merci? Qui osera inventorier sa dispoliste? Qui testera le régime riche de la gratitude?

J'en entends déjà râler: "Mais c'est cucul ton truc, c'est collant, c'est rose bonbon".

Mouais... je ne suis pas sûre.
Ca dépend de ce que vous décidez, dans le secret de votre coeur, journal, iphone (eh oui il y a des apps!) ou autre, d'inscrire au registre de votre gratitude.
On peut être grateful pour une nuit torride avec la personne qu'on aime, auquel cas la gratitude n'est plus cucul, ce serait redondant.

Pardon.

Plus sérieusement, que se passe-t-il si on tient le compte pendant un temps donné de ce qu'on a et qu'on pourrait aussi ne pas avoir? de la confiture à la santé, de la liberté d'expression aux pièces de monnaie pour se garer, du sourire du boucher au feed back des clients, des enfants adorés et bruyants au silence post 20h, du mot juste d'un ami aux souvenirs et aux projets, des transports en commun au boulot... etc... etc...

La gratitude, ça se pratique, ça se booste, ça se travaille. J'aime bien l'idée de porter mon attention tout particulièrement sur quelque chose qui les bons jours est en arrière-fond, les mauvais aux abonnés absents. Observer ce qui se passe, ce qui change ou pas, noter. Il ne s'agit pas de devenir des bénis oui-oui douceâtres, mais de se rendre compte, dans son petit laboratoire personnel, le temps d'une expérience, d'un auto-coaching, de l'influence sur les choses du regard qu'on porte sur elles. Ne nous leurrons pas, ce sera plus dur certains jours que d'autres. C'est probablement pour ça que ça s'appelle un challenge

Le seul truc énervant, avec la Gratitude, c'est qu'elle fait ressortir crassement nos complaintes ou nos plaintes cons, celles dont on pourrait se passer, j'entends, celles qui sont superflues, décoratives, habituelles, automatiques.
Donc le risque avec le challenge que je vous propose de prendre, c'est de se sentir mieux en constatant l'abondance, et de se sentir moins bien en constatant la ralance. Nous sommes sages et nous ferons le tri. 

Who is in? Allez...
I am grateful to someone.
I am grateful for something.
I am grateful tout court.


En plus de recevoir les emails de Kindspring.org, et qui vous inspireront ou pas, quelle pratique décidez-vous de mettre en place pour les 21 jours du challenge? Pour ma part, je vais reprendre mon stylo et mon carnet dédié, sans quoi je ne suis bonne à rien. Je compte impliquer les enfants de temps en temps, ils aiment bien émettre leurs petites thank you notes aussi. Dites-moi si vous vous inscrivez, je vais essayer de faire un petit groupe (anonyme) de soutien et de partage!

In gratitude,
A






jeudi 31 octobre 2013

Scary

Happy Halloween!!

Cette année, en cadeau, le rayon bonbecs de ma pharmacie locale... Je précise que c'est tous les jours le même, ce n'est pas de la décoration pour cette grande fête nationale...




Ca fiche les jetons hein?

mardi 22 octobre 2013

The comparing mind

Aujourd'hui c'est mardi, c'est yogi time... 

Le thème choisi par ma prof était richissime: the comparing mind.
Elle a dit cette phrase fort intéressante: the comparing mind is causing some low stress in our lives. 


J'aime bien l'idée du low stress
Comprenez le stress d'arrière fond, comme une musique, le stress d'ambiance, comme un parfum, le stress de base quoi, comme la nourriture et la boisson, de base. Le vieux copain, jamais loin. Sympa.

L'autre stress, celui de la panne sèche qui menace, du coup de téléphone de France à une heure bizarre (ah ça y est, quelqu'un est mort!!), de la crise de nerfs de la petite dernière ou de la condition humaine quand même assez complexe, on n'a qu'à l'appeler le high stress, c'est parlant je trouve. La voix monte, le rythme cardiaque aussi, l'estomac, la transpiration, les amygdales, les larmes, enfin tout (re)monte, quoi. Heureusement, ce n'est pas pour tous les jours. 

The comparing mind is causing some low stress in our lives. 

Soyons complet: l'esprit de comparaison cause du low stress, ok.
Ca sonne comme ça par exemple:
                       "Il est deux heures du matin, il dort, moi pas, c'est dégueulasse."
ou alors comme ça:
                      "Moyenne, ma Half moon pose (Ardha Chandrasana) aujourd'hui..."

Mais le saligaut peut aussi être source de super high stress, voire nous pourrir complètement la vie, et sur la durée en plus.
Ca sonne comme ça par exemple:                                 
                     "Je rentrais dans ce jean il y a deux ans, plus maintenant, c'est nul, chuis nulle."  
ou bien comme ça: 
             "Tout a l'air simple pour cette nana, c'est dingue ça, ils n'ont aucun problème ou quoi??"
 etc... etc...

Si l'on est très honnête avec soi et intéressé comme ma pomme à apprendre de cet examen sans concession, on confessera peut-être évoluer de temps en temps dans ces océans de maturité...
Ou même dans ceux-ci, encore moins avouables, et qui ont aussi le goût fadasse de la comparaison inutile, vide et culpabilisante: 
                   "Je suis vraiment pas mal ce soir. Mieux qu'elle, tiens. Elle doit être très fatiguée." 
ou bien 
                       "Qu'est ce qu'ils sont beaux nos enfants quand même, on a de la chance..."

Ca grince, hein? eh oui, ça grince. Beurk.


***


Quand et comment notre esprit de comparaison surgit-il? Pouvons-nous nous retourner sur disons les deux dernières heures de notre vie et noter ses apparitions? Inutile de poursuivre l'examen par une séance d'auto-flagellation improductive, non, on avancera bien plus vite en constatant simplement ce qui se passe quand le comparing mind se pointe. Does it feel good? hardly ever. Does it call us to action, to change? rarely, but yes, sometimes. Do we need it to live a better day? a better life? 


lundi 21 octobre 2013

Days

Somewhere in San Francisco

C'est bientôt mon anniversaire.




En anglais: it is soon my birth-day.

One day it will be my death-day (pas pressée).

Inbetween, there are life-days. 





NB:
Si on met instant à la place de day, c'est encore plus intéressant.
After all, we only have instants. 

mardi 15 octobre 2013

This is what happens when you want it all


Depuis un bon moment déjà, je m'emberlificote l'esprit dans la multitude de choses que je voudrais faire, avoir et être. J'en perds mon latin. 

Travailler plus, avoir plus de temps pour réfléchir, être une bonne mère, compter tous mes blessings, être une bonne épouse, avoir l'air de quelque chose, téléphoner plus souvent à la famille, faire plus de sport, être moins pressée, lire, écrire, méditer, cuisiner des choses saines, planifier les vacances, ne rien faire le week end, laisser les moments de joie imprégner autant mon vécu que les moments moins bons etc... etc... etc... 

et caetera même, c'est tout ce qu'il me reste de mon latin. 

Sans transition,
en feuilletant le cahier du CNED que nous utilisons avec ma fille aînée pour essayer de rester à flots en français, je suis tombée là-dessus:

Prouvez, beau juge, que le fameux sandwich au yak tue.


Outre que la phrase est drôle et que rigoler un peu est toujours bon à prendre, elle m'est apparue comme une parfaite illustration de ce que je vis en ce moment et essaie de décrire plus haut. 

Cette phrase est un pangramme (ne pas mourir idiote, check), c'est à dire une phrase dans laquelle on trouve toutes les lettres de l'alphabet, les 26. 

La phrase est absurde, forcée, épuisante. Pour ne pas tomber dans la dépression, on se doit d'en rire.

Certes, on a réussi, tout y est, mais à quel prix? 


***



Pour un bon moment d'hilarité gratuite, solitaire ou en groupe, ou bien pour épater la galerie lors du prochain dîner en ville, allez donc voir la page Wikipédia du pangramme: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pangramme

On se tord, on se vrille. 

En guise de mise en bouche, après le sandwich au yak, 

le très narratif          J'ai vu un punk afghan et deux clowns aux zygomatiques incroyables.

et 

le très autoritaire             Bâchez la queue du wagon-taxi avec les pyjamas du fakir.



lundi 7 octobre 2013

Impact

"If you think you are too small to make a difference, 

try sleeping with a mosquito."

The Dalai Lama

Gosh, that guy is good. 

mardi 1 octobre 2013

Anger

La semaine dernière je lisais ma Dailygood newsletter quand une citation de Mark Twain m'a arrêtée.

Mark Twain, c'est l'auteur de Tom Sawyer et surtout Huckleberry Finn, encore plus mieux comme dirait ma fille; si ce n'est déjà fait, jetez-vous y, please, pour un bain de jouvence et de littérature.

Bref la citation de Marko:

“Anger is an acid that can do more harm to the vessel in which it is stored 
than to anything on which it is poured.”

Ca m'a parlé et je me suis dit que j'allais écrire mon prochain post là-dessus. Ensuite je suis passée à autre chose, car évidemment, il y a tellement d'autres choses en ce bas monde que ce blog. 

Mais hier soir, je me suis mise en colère vraiment puissamment et vraiment injustement contre mes kids, et cette citation est revenue comme un boomerang et donc me voilà.
Tout a un sens, je vous dis. Ce post was meant to be

Or doncques, la colère et l'acide... 
L'une des pires choses au monde, non? 
Et bah pas de chance, je sais faire, et pas trop mal en plus. 

Je me souviens d'une phrase du prêtre avec qui on a fait notre préparation au mariage:
"Quand on est en colère, on souhaite que l'autre n'existe plus". 
C'est profondément vrai. 
Selon le degré auquel on est atteint, on hurle sur l'objet de son courroux ou bien on le castagne.

So scary.

Je précise que je hurle, moi. Parfois je tire un bras mais pas plus, hein.  

Bien sûr, il est de justes colères, des indignations fortes, ciblées et limitées dans le temps. Et oui, la virulence des sentiments ressentis dans ces moments-là peut conduire le corps à d'étranges pantomimes. Jésus lui-même s'est foutu en rogne, et a viré manu militari les marchands du Temple qui déshonoraient son Père. J'ai beau ne pas tout comprendre à la messe et me trainer pour y aller, si ce passage pouvait y être lu une fois par mois, je suis sûre que je serais plus assidue. Une fois par mois quoi. D'une manière générale j'aime bien les passages de l'Evangile où l'on voit Jésus exprimer ses émotions: pleurer, perdre espoir etc... Rit-il? That is a question. Mais je m'égare.

Back to Mark. Mark Twain ne parle pas des colères justes, aux motifs presque généreux.

Il parle de celles dont le point de départ est notre ego mis à mal, nos plans déjoués, notre place remise en cause. Celles-ci rongent et corrodent, qu'on les garde en soi ou qu'on les laisse s'exprimer, parce que, respectivement, "j'aurais dû faire quelque chose là, je suis nulle!" ou bien "pourquoi j'ai crié comme ça, encore une fois, je suis nulle??!"

Comme l'éveil est encore loin, on croit que (tout) le monde s'est ligué contre nous pour s'arcbouter avec autant de force contre nos projets. 

Alors que le monde, en fait, s'en fiche et se déploie, c'est tout. 





Contre la colère, avant: get back to the breath, mettre un souffle entre soi et soi, sentir ses pieds sur le sol. It is happening.

Contre la colère, après: Pardon les cocos. Pardon moi. It happened

Dodo.
  

jeudi 26 septembre 2013

Hi there!

International Society for Krishna Consciousness
Stuart street, Berkeley, CA

Dommage, la photo ne passe pas bien, il faut vraiment que j'upgrade mon Iphone...

"International Society for Krishna Consciousness"

Vite, Wikipedia! :
C'est le nom officiel du groupement (ne prenons pas de risque) Hare Krishna...

Je me suis garée devant ce matin...

Ah!! Berkeley, ses plantes, sa tolérance, son architecture...


Alors, ne pas mourir idiote, check. L'un de mes objectifs dans la vie!

dimanche 22 septembre 2013

Luminosity


L'une de mes voisines est espagnole;
elle s'appelle Luz.

J'aime bien la croiser: "Hi Luz!"


How cool is that? Pretty cool i think. 

jeudi 19 septembre 2013

Kids are teachers

En direct de mon ashram perso


-"(7ans) Maman, quand est-ce qu'on aura du pain perdu? 
-(4ans) Ben quand on l'aura retrouvé!"

Proustien. Carambaresque. Superbe. Optimiste. Résilient.


***

Et aussi



-"Reste tranquille là, n'en rajoute pas, tu ne vois pas que ta soeur fait un melt down ??
-(4ans)... Maman, c'est quoi un melt down
-Bah elle crise là, tu vois pas? 

Un melt down, c'est une crise, un tantrum, vous voyez? C'est votre chérichou qui décide de serpiller le sol chez Carrefour ou Safeway, juste devant les caisses, entre les bonbons à droite et les chewing gums à gauche. Ou bien c'est quand la petite dernière décide de ne pas traverser le dernier passage clouté, celui juste avant le but ultime, l'école, comme ça, sans raison, rien ne va plus, on crie. Ne parlons pas du melt down alimentaire, celui provoqué par l'annonce du menu ("y'a de la soupe les enfants!"), n'en parlons pas, s'il vous plaît.

Les anglophones, enfin en tous cas ici aux USA, où l'on scrute de très près toutes ces petites manifestations d'un éventuel mal-être de nos petits cocos préférés, disposent d'un language imagé et inventif pour décrire ces écroulements sonores et trébuchants. 
Le melt down de la bougie, j'adore, rien à faire, une bougie qui s'écroule, on n'y peut pas grand chose, on peut se plaindre au fabricant mais c'est risqué, surtout si c'est nous les fabriquants. 
J'ai aussi entendu récemment "and my kid went boneless", alors là je rigole franchement, c'est tellement bien vu, c'est comme si en effet on retirait d'un coup tous les os du corps de nos bambins et qu'on n'avait plus qu'une poupée de chiffons hurlante, ou bien un invertébré doué du seul cri pour le différencier du ver de terre de base. 
Il y a aussi tantrum, dont je cherche encore le lien avec la philosophie tantrique, ce sera peut être pour un autre post.

En cas de melt down ou de bonelessness, le parent, avouons-le, se trouve relativement démuni. Il oscille entre désespérance, honte, colère, envie de pleurer (mais si messieurs, vous aussi allez) et envie de traverser le passage clouté avec le reste de l'équipe, laissant l'invertébré choir et gésir où bon lui semble, faisant ainsi la nique à tous ces autres parents effarés et prêts à composer nerveusement 911 sur leur téléphone pour en référer aux services sociaux. 

Seulement voilà, moi, j'ai 4 gourous* perpétuellement à mes côtés et ce jour-là, gourou numéro 2 m'a complètement flabbergastée, encore une fois.

-Ah ok. Mais maman, c'est quoi un melt up alors?"



Oh yes, adoptons le melt up, la recomposition magique et ascendante de la bougie mise à mal, la réintroduction du squelette dans le gisant, le retour du soleil après la pluie, le bisou de paix, la tabula rasa de tous les matins, de tous les instants. 

Mais oui mais c'est bien sûr... après tous les melt downs, il y a un melt up.




*gourou, guru en anglais, est un terme sanscrit qui signifie maître, enseignant. Rien de plus.

mercredi 18 septembre 2013

Overwhelmed

Qui l'eut cru? 

540 lunch boxes sous presse cette année...

Smiiile... 



-" Oh my God, ululent souvent mes voisines et amies américaines, how do you manage?

- I don't manage, i just don't, réponds-je."


***

C'est vrai, réponds-je c'est assez osé. Mais je crois que c'est français, non? Qui plus est cela me permet de filer la métaphore domestique et de rester encore un peu dans ma cuisine... 
Lucky me;))

jeudi 12 septembre 2013

Self care, for others

Ce matin, premier cours de yoga depuis que j'ai remis le pied dans la baie. 
Après trois mois de pause, je l'ai bien senti passer celui-là... 

Comme souvent, je rapporte chez moi une jolie perle à contempler:

"Skillfulness in this life is a bit of self-care every day and then extending to others."

D'abord, j'aime l'idée que (bien) vivre demande des skills (des savoirs-faire, des tours de main), comme cuisiner, et qu'on peut consacrer du temps à les aquérir ou à les perfectionner, si on en a envie. 

Moi par exemple je sais vraiment bien faire les nouilles, et je sais que le gratin dauphinois grande taille serait à ma portée, si j'en avais envie... Passons. 


J'aime aussi l'autre chose qui ressort de cette phrase: s'occuper de soi, un peu, tous les jours, quel que soit ce qu'on met derrière ça, est un point de départ essentiel pour dépasser les limites de ce fameux soi, un peu, tous les jours.
C'est le plus altruiste des nombrilismes et je crois à son efficacité. Et même à sa beauté. 

Ceci m'amène à vous conter une conversation très récente avec une bonne amie, que je savais embarquée dans le Kindness challenge lancé par Kindspring.org: 21 days, 21 acts of kindness, anonymes ou pas. Je l'interrogeais goulûment (ou lâchement? ):
"-Tu le fais? Raconte-moi tes idées, qu'est ce que tu vas faire comme acts of kindness? pour qui? 
-Ben... je sais pas si tu peux comprendre; en fait j'ai décidé que c'était à moi que j'offrirai mes petits actes de gentillesse. Je n'y pense jamais, et j'en ai besoin."

Ohlalalalalala, si si, je comprends trrrrrop bien:))

****


So, avec ou sans challenge, how can you care for your Self today? 

Want to do the challenge? 21 days, 21 acts of kindness. Ca a commencé le 11 septembre, join
or here (in less than one minute):




PS 1: Thank you Shakti!

PS 2: et maintenant la question qui tue, et la réponse qui enterre: 
Est-ce que tu fais le Kindness challenge, Agathe? 
Non. J'ai trop de choses dans mon assiette, comme on dit ici. C'est nul comme excuse, hein?... Ouiiiii mais je pense à un autre challenge de 21 jours, et celui-là si j'ose le prendre, alors là vous en entendrez parler passke ce sera trop dur!!




lundi 9 septembre 2013

Back to basics

Pour mieux vivre cette rentrée, j'ai été me promener dans les allées de ma pharmacie locale, à la recherche de Fleurs de Bach, boules Quiès surpuissantes, calmants bio, coussin de méditation ou tout autre déconstipant mental qui pourrait m'aider à surmonter les vagues de ce mini tsunami annuel. 

Et regardez qui j'ai trouvé, le pharmarcien en chef, que dis-je, naturopathe. 

Lui au moins ne se prend pas la tête, il se la surtatoue. 

Free spirit, high spirit, reviens-moi!!!






dimanche 7 juillet 2013

Recap

Et voilà, une autre année scolaire s'achève et nous nous envolons bientôt pour un retour aux sources et de longues vacances en France. 
Je ne publierai pas d'articles sur ce blog pendant deux petits mois... trop de mouvements, pas assez d'écrans, tout plein d'enfants... 
C'est déchirant de vous entendre gémir comme ça. Je sais, c'est dur... 


Bon, j'arrête de faire l'idiote et je m'offre ma minute de crânerie pure, pour remercier très sincèrement mes lecteurs de leur visite ou de leurs visites, de leur seconde ou de leur demi-heure passée ici, de leurs commentaires, de leurs retours, ou pas, de leurs forwards, ou pas. C'est difficile de décrire ce que je ressens quand je vois que quelqu'un au Sénégal ou à Fenouillet-du-Razes a lu mes cogitations... un mélange de grande fierté, de trouille, d'amusement, et bien sûr, pour ceux qui suivent... de gratitude. C'est aussi difficile d'être aussi nulle que moi pour comprendre Google Analytics dans le détail, j'avoue. Un jour que j'exultais de voir la Corée du Sud  apparaître dans la liste des pays ayant visité ce blog, mon mari m'a gentiment expliqué que cela pouvait n'être qu'un moteur de recherche... j'ai failli lui faire la peau. 
Peu importe combien et qui sont les êtres humains qui lisent ces petits billets, mais de grâce, machines, passez votre chemin ;), vous ne me semblez pas bien équipées pour comprendre, entendre, rigoler, réfléchir, ressentir. 

Je ne doute pas que d'aucuns soient bouleversés, donc, mais enfin, croyez-moi, celle qui va le plus pâtir de cette pause d'écriture, c'est moi. Cet endroit, c'est pour moi avant tout, en fait, c'est mon petit puzzle perso, c'est mon jeu de piste, mon herbier, mon tube à essai d'authenticité radicale, mes précieuses miscellanées, tout ce qui, aujourd'hui, fait sens profondément, vaut la peine d'être archivé, car qui sait si ce sens sera encore tangible dans une autre phase de ma vie, plus tard. Comme celle-ci déborde d'apprentissages en tous genres, j'en tiens le journal pour en perdre le moins possible.

Pourquoi c'est public alors?, peut-on s'interroger. 
Parce que toute vie singulière est faite de tout petits morceaux d'universel, et que je suis fascinée par ce qui peut s'ouvrir dans une vie une fois qu'on a réalisé que "others feel this, too".


En guise d'au-revoir, pour vous tenir en forme musculairement parlant et aussi parce que c'est très américain et très marketing et tout, voici le top 10 des meilleurs posts du Happinessmuscle, par son auteure, rien que pour vous;)), yepeeee!
(avec les liens, hein, pas folle la guêpe, pour les stats de Google Analytics, mmmmhhhh, allez allez on cliiiique)

1: TheTop 5 regrets of the Dying, parce que si on pouvait regretter autre chose, nous, à la toute fin, ce serait topissime
2: From there, parce que c'est le noyeau dur de ce que j'ai appris ces deux dernières années et que tout en découle
3: Self-compassion versus self-esteem : parce que c'est si nécessaire de relâcher la pression que l'on se met souvent soi-même
4: What do we focus on?: parce que la vidéo est extra et que oui, on choisit ce que l'on voit de la vie
5: Another type of Camembert : parce que la psychologie positive est une belle rencontre intellectuelle pour moi et qu'on doit en parler!
6: Level appropriate: parce que même si j'arrive de moins en moins à me situer spirituellement parlant, je ne peux pas envoyer bouler cela
7: Soften: parce que si un jour je me fais tatouer quelque chose, pour faire locale, ce sera ce mot (mais pas entre les sourcils)
8: Yoga to life: parce que habiter son corps et le sens de la vie, c'est à peu près pareil, non?
9: Guilt: parce que c'est complètement mouiseux, on n'en veut pas, bye bye, ciao!!
10: Will I? parce que la pression, la pression, stooooop la pression... :))





A très vite pour de nouveaux partages, je suis impatiente, reprise du boulot de coaching à la rentrée, formation en MBSR*, et tout le reste, la vie comme elle va et tout ce qu'on peut en apprendre. 
Ca va être top.

Très bon été à tous,

Agathe



*Mindfulness Based Stress Reduction

vendredi 5 juillet 2013

Relativity

Première double page du livre Duck! Rabbit!, de Amy Krouse Rosenthal et Tom Lichtenheld


Tout est affaire de perspective... c'est toujours bon de s'en souvenir.

Je suis tombée sur ce livre prodigieusement intelligent à la pharmacie du coin.

Eh oui, ici, on vend des livres à la pharmacie.

Des livres médocs?

Peut-être des livres placebo??

On s'en fiche, des livres qui font du bien.



samedi 29 juin 2013

Feed back

Vendredi soir: C'est le dernier jour du cours de piscine et les maîtres nageurs ont préparé une petite fiche d'évaluation à remplir par les parents. 
Mon premier réflexe : j'ai pas le temps.
Mon deuxième mouvement: ce cours était top, enfin un, je vais leur dire quand même. 
Je passe sur le troisième temps, celui où je me pourris parce que encore une fois je me rends compte que j'ai du temps, en fait, si je veux, alors que je n'arrête pas de me dire le contraire. 
Je passe, donc.

Lundi matin: rendez-vous chez le médecin. J'avise une affichette dans la salle de consultation: "Si vous avez reçu un service excellent aujourd'hui, faites-le nous savoir!", avec nécessaire à mots doux en libre service juste à côté. The doctor is begging for his "Good job!"

Un petit squizz spatio-temporel et je me retrouve il y a 18 mois en fin de cours de management à Berkeley Extension, olalala c'était tellement du flan que j'avais là aussi pris le soin de bien remplir l'évaluation et de noircir avec application le plus grand nombre de petits ronds placés dans la colonne virulente, tout en prenant bien garde de rester totalement éthique et honnête dans mon lancer d'oeufs pourris (deuxième pourris dans ce post, troublant).



Moralité:
Ne pas avoir le temps pour le moyen, passe encore, mais il faut absolument le trouver pour le très bien, parce que, même si nous ne l'entendons ou ne le lisons pas toujours, nos alter egos humains (et nous donc) nous le demandent ... et aussi pour le très mauvais, histoire de donner au produit des chances d'amélioration subséquente, pour d'autres que nous certes, mais ne soyons pas rats.

Questions:
Quel ratio entre nos feed back positifs et nos feed back négatifs? 
Nous procurent-ils la même chose? 



mardi 18 juin 2013

Live-in zen masters



-"Ahhhhh mais Cambronne Cambronne, femme de mauvaise vie, on va encore être en retard, c'est pas vrai hein, on n'est pas foutus d'être à l'heure, nulle part, jamais, même en vacances!? C'est dingue ça, Cambronne, femme de mauvaise vie sans pu.

...

-Maman, tu sais, souvent il y a des choses que tu crois qui ne sont pas vraies."




Pffff... tant de sagesse dans aussi peu d'espace. Totalement frustrant.






PS: L'expression "live-in Zen masters" (maîtres zen à domicile) est utilisée par Jon et Myla Kabat-Zinn pour désigner les jeunes enfants dans leur livre Everyday blessings sur le mindful parenting. 
Pour eux, les maîtres zen comme les enfants ont une pleine présence au monde, à l'instant (mindfulness); ils sont (ou tentent d'être) en éveil, ici et maintenant, et non pas perdus dans des projections ou des souvenirs. Ils ne "sont pas attachés à ce que les choses se déroulent d'une certaine manière." Pour eux, "chaque jour ne doit pas nécessairement être semblable au précédent." Et les uns comme les autres peuvent être une source d'apprentissage de ce type de présence pour ceux qui les regardent vivre. 

dimanche 16 juin 2013

Tasty jam

Ce matin, le pot de Fruits rouges se termine.

"Chouette, je me dis, on va pouvoir en ouvrir un nouveau, quelle saveur ce sera? "

Ils attendent à la queue leu leu dans la pantry. On a tout essayé, en confitures, il n'y a que celle-ci qui tient la route ici.


Si évident. On n'en a plus, on n'a qu'à saisir le suivant. Flash de gratitude.




How many things of our daily life are we taking for granted? 
Let us feel gratitude from time to time for them too ;)

mercredi 12 juin 2013

Children's literature (a special kind of)

Choisir, ce n'est pas toujours confortable. En français, on a la formule bien connue de l'embarras du choix. Il y a aussi le proverbe allemand (ai-je déjà dit ici à quel point j'aime l'allemand? ) qui va un pas plus loin: "Wer die Wahl hat, hat die Qual": celui qui a le choix est sous la torture. 


Ne pas choisir, cela peut être confortable, finalement. 


Je n'ai pas choisi de parler à ma fille de 7 ans de la transsexualité. Sa maîtresse l'a fait! Je suis assez grateful en fait, j'en aurais été bien incapable. Evidemment, il n'y avait pas urgence... Moi toute seule, nous tous seuls, on n'aurait pas pensé à lui expliquer maintenant que ce problème existe en ce bas monde. On aurait attendu, un peu lâchement, qu'un reportage voyeuriste ou qu'un quolibet méchant s'en charge à notre place. Mais alors, qui sait quelles dimensions aurait pris la chose dans son esprit? 

Ainsi, ma cocotte est en 1st grade à l'école élémentaire publique américaine, ou devrais-je dire californienne?, et la semaine dernière, tout naturellement, la question du genre, de l'identité sexuelle ressentie, était au programme.

J'ai demandé: c'est un choix de cette école-là de suivre un curriculum appelé Welcoming schools, de porter son effort sur la sensibilisation et la tolérance de tous à toutes sortes de modèles de famille, ce pour éviter le stereotyping et le bullying (brimades). C'est ainsi qu'il y a le BBQ LGBTQ* annuel, l'Equity night où sont scrutées les attitudes de la communauté vis-à-vis des Afro-Américains etc... Tout cela est très positif, franchement. Parfois cependant, j'avoue être un peu jalouse, je voudrais moi aussi mon évènement, un brunch pour familles à 4 enfants, un fundraiser pour des livres en français à la bibliothèque... Soyons créatifs et inclusifs. 

Retour au gender. Les enfants ont étudié le livre 10 000 dresses, l'histoire d'un enfant de sexe masculin, prénommé Bailey**, qui toutes les nuits rêve de robes. Des robes en cristaux, en fleurs, en verre etc... Il parle de ses rêves à sa famille, sa mère, son père et son frère, qui se moquent de lui et lui répondent qu'il ne peut pas porter de robes puisqu'il est un garçon. Il finit par rencontrer une fille plus âgée qui essaie justement de coudre des robes mais qui a des difficultés, elle refait toujours le même modèle sans le vouloir. Bailey lui raconte son rêve sur la robe en verre et "together the girls made two new dresses, which were covered with mirrors of all shapes and sizes". 

Ma fille est revenue de l'école avec ce shéma


Quand elle m'a raconté l'histoire de Bailey, en français, ça a pas mal cafouillé sur les pronoms, mais au final, le choix s'est porté sur le pronom féminin, elle. Dans le bouquin, Bailey est dès le début un She. A l'écrit, si on hésite encore, ce n'est pas dramatique, il suffit de bricoler un peu au crayon à papier: (s)he. Fastoche. 



Voilà. Cela m'a laissée songeuse, c'est vrai. A quoi bon le cacher. 
En colère, choquée, flippée? non. Ca aurait pu. Mais non.
Amusée? presque. 

Fière? oh que oui, quand ma poulette m'explique le plus simplement du monde que Bailey a un problème parce qu'elle est un garçon mais se sent une fille, sans plus de commentaire, de questions. It is what it is

Pour elle (pas pour Bailey), c'est un no-brainer. C'est un fait. C'est un problème parmi d'autres problèmes.  Pour ce qui est de la solution à ce problème, on ne parle pas (encore) de bistouri ou d'hormones, on parle juste de being who you are. Simple.


Alors que moi, à 35 ans passés, je dois bien l'avouer, i can't still really wrap my mind around it. 






***************************


*Just in case: LesbianGayBisexualTransgenderQueer

**Bailey, j'ai cherché du coup, est un prénom plutôt féminin mais porté par des garçons dans environ 20% des cas. On a des prénoms comme ça en français??? j'ai l'impression qu'on change systématiquement l'orthographe pour les prénoms mixtes mais je peux me tromper? 


PS: Vous pouvez feuilleter virtuellement 10 000 dresses ici:
http://www.amazon.com/10-000-Dresses-Marcus-Ewert/dp/1583228500#_